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900 Nautiques de Saint-Tropez : Clément Giraud s’impose à la barre de son Imoca

jeudi 28 mars 2019Redaction SSS [Source RP]

Clément Giraud a réussi son entrée dans la classe IMOCA en remportant Les 900 Nautiques de Saint-Tropez, sa première course à bord du monocoque « Projet Envol - Avancer et Transmettre ». Clément a franchi la ligne d’arrivée jeudi 28 mars à 12h32. Cette expérience, dans des conditions très variées et parfois difficiles, devrait encore renforcer la confiance du skipper toulonnais qui a prévu de parcourir 10.000 milles cette saison, pour gagner son ticket d’entrée pour le Vendée Globe 2020.

« Cette nuit ça glissait dans un vent stable, c’était fabuleux. Je suis heureux du résultat mais surtout fier d’avoir fini cette première course et ramené le bateau. On a eu des conditions difficiles notamment au passage des Bouches de Bonifacio. Le vent était nul. Il y avait de la mer. Le bateau tapait. Puis tout à coup, le vent s’est levé brutalement pour atteindre 37 à 38 nœuds. Au Sud de la Sardaigne et toute la journée d’hier c’était aussi très engagé, j’ai navigué avec 3 ris et J3 (petite voile d’avant) dans 35 nœuds de vent ».

Qu’est-ce qui te satisfait à l’issue de cette course ?

« Je suis content d’avoir testé le bateau dans des conditions dures, alors que je suis encore en phase de découverte. Il y a quelques bricoles à faire mais rien de grave. J’ai testé toutes les configurations de voiles et déchiré légèrement mon J2 (la voile d’avant la principale du bateau). Je suis aussi satisfait du rythme que j’ai trouvé. C’était l’un de mes objectifs. J’ai un peu forcé à un moment, quand j’ai manœuvré toute la nuit, mais j’ai pu retrouver le rythme après. »

Qu’est ce qui te satisfait moins ?

« Je dois progresser vraiment sur la navigation pure. Faire la relation entre les fichiers météo, les routages et les conditions réelles. Surtout en Méditerranée où on n’a jamais le vent annoncé... Je dois me faire davantage confiance en stratégie, en tactique ».

Alors l’IMOCA, c’est chouette ?

« Oui !!! C’est vraiment un grand bateau, 18 m, avec une surface de voiles énorme, et sur lequel il faut vivre, se nourrir, manœuvrer, faire la tactique, dormir, bricoler. C’est de l’engagement physique ».

Clément naviguait en « faux solo ». Il avait embarqué Rémi Beauvais son préparateur et mediaman qui avait la double mission : faire des images et observer faits et gestes du skipper.

« Rémi n’a touché à rien. Il était là en spectateur attentif, c’était difficile pour lui... Même lorsque je suis tombé dans une zone de molle, au Cap Corse, il l’a vu et ne m’a pas réveillé !!! Dès demain, nous allons refaire le film de la course, débriefer sur les transitions, les manœuvres, les décisions que j’ai prises, le rythme, etc... C’est vraiment intéressant pour progresser ».

Dès la mi-avril, Clément et son « Envol » mettront le cap sur la Bretagne pour disputer le Grand Prix Guyader de Douarnenez, en équipage, du 4 au 6 mai. Puis ils enchaineront sur la Bermudes 1000 Race, course phare du calendrier IMOCA : 2000 milles en solitaire, départ de Douarnenez, retour à Brest en passant par le Fastnet Rock et les Açores.



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