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Pierre Leboucher : "la course qui arrive est vraiment l’évènement phare de la saison"

vendredi 29 avril 2011Redaction SSS [Source RP]

Alors que c’est désormais dans moins de dix jours que sera donné le coup d’envoi de la Solitaire Urgo – Le Figaro, les concurrents commencent petit à petit à rallier Le Havre, ville de départ de cette 49e édition. Pierre Leboucher ne déroge évidemment pas à la règle. Le skipper de Guyot environnement a, en effet, entamé le convoyage de son Figaro Bénéteau entre Port-La-Forêt et l’estuaire de la Seine ce vendredi matin. Il est donc attendu dans le port Normand ce dimanche dans la matinée. Dès lors, il attaquera la dernière ligne droite avant le coup d’envoi de l’épreuve. Une course exigeante au parcours complet pour laquelle il se prépare intensément depuis des mois et à l’issue de laquelle il espère rentrer dans le Top 10 mais aussi, pourquoi pas, se hisser sur un podium d’étape.

La grande échéance estivale approche maintenant à vitesse grand V pour les 37 marins de la Solitaire Urgo – Le Figaro. C’est le 26 août prochain que Pierre Leboucher et ses adversaires s’élanceront pour la première des quatre étapes de la compétition. « J’ai hâte d’y être et en même temps, je me rends compte que ça arrive plus vite que ce que je croyais », explique le skipper de Guyot environnement pour qui cette Solitaire est LE grand rendez-vous annuel. « La Transat AG2R – La Mondiale était un objectif important mais la course qui arrive est vraiment l’évènement phare de la saison », détaille le Nantais qui s’aligne sur l’épreuve pour la deuxième fois consécutive après une première participation l’an passé. « En 2017, quand je me suis lancé, je ne savais pas trop dans quoi je m’engageais. Cette fois, c’est évidemment différent. Je sais à peu près à quoi m’attendre. Je sais que ça va être dur, qu’il va falloir ne pas se rater d’entrée de jeu et réussir à tenir dans la durée ». C’est bien là une des particularités de la course qui s’étale sur près de quatre semaines. Cette année, elle s’articule en quatre étapes de 165 à 570 milles entre Le Havre, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Saint-Brieuc et Ria de Muros – Noia (Espagne). « Le programme s’annonce, une nouvelle fois, copieux, avec pas mal de changements de rythme. Les deux premières manches vont offrir une multitude de coups à jouer et autant de passages à niveaux à négocier. Les deux suivantes seront probablement un peu plus « tout droit » mais cela ne signifie pas pour autant qu’elles ne créeront pas d’écarts importants », détaille le double vice-champion du Monde de 470.

Pas de place au hasard

Ce qu’il redoute particulièrement ? « Un problème technique. J’ai vraiment tout mis en place pour éviter d’avoir ce genre de problème mais la voile reste un sport mécanique. Bien sûr, il y a aussi la gestion du sommeil mais ça, c’est un point sur lequel il est très dur de s’entraîner autrement que pendant la course », explique Pierre. Ses objectifs ? « C’est toujours difficile à dire mais si j’arrive à faire dans le Top 10 et à faire un podium d’étape, je serais content mais j’avoue que je préfère ne pas trop m’enflammer sur ce sujet », souligne le navigateur qui a multiplié les entraînements et qui a soigné sa monture avec même un dernier check-up complet en début de semaine. « Nous avons remis tout l’électronique au propre puis nous avons refait les appendices car lors de la Transat AG2R, à cause des sargasses, les bords d’attaque de la quille et des safrans étaient vraiment abimés », a souligne Pierre qui a, par ailleurs, travaillé pour gagner en vitesse de fond et améliorer ses manœuvres. « On sait que la Solitaire se joue sur des détails. J’ai essayé de laisser le moins de place possible au hasard même si je suis toujours dans une phase d’apprentissage », a rappelé Pierre Leboucher qui, pour l’anecdote, a régaté le week-end dernier à bord d’un 470 vintage en double avec François Clavin, et gagné devant le bateau avec lequel il avait disputé les Jeux Olympiques de Londres 2012 avec Vincent Garros. « C’était marrant et ça m’a fait une belle petite parenthèse avant de rentrer dans le vif du sujet », a terminé le marin.

- Info presse Rivacom



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