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Mini-Transat

Giancarlo Pedote devance Bertrand Delesne et Benoît Marie à Lanzarote

dimanche 17 novembre 2013Redaction SSS [Source RP]

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Les uns après les autres, les concurrents de la Mini Transat approchent de Lanzarote et Puerto Calero, escale avortée de cette édition. Malgré tout, la famille Calero, le personnel de la marina reste sur le qui-vive guettant les éventuels arrêts au stand, inaugurés ce matin par Nicolas Boidevezi (Nature Addicts). Accepter de perdre douze heures pour mieux les regagner par la suite, tel est l’un des dilemmes qui se présentent aux concurrents avant la grande traversée.

Ça y est, ils y sont… Même si le passage de la porte de Puerto Calero ne correspond qu’à un quart du parcours total de la Mini Transat, sa dimension symbolique est forte. C’est le début de l’autoroute des alizés, une des dernières opportunités de s’arrêter avant d’attaquer près de deux semaines de mer sans aucune échappatoire. C’est aussi l’heure des décisions : choix de route tout d’abord. Vaut-il mieux mettre du sud dans sa route pour aller à la recherche d’un alizé plus puissant, mieux établi. A l’inverse, n’est-il pas plus rentable de chercher à gagner au plus proche de la route directe. Pour seule information, les concurrents n’ont que les bulletins météo fournis par l’organisation qui leur permettent de positionner les grands centres d’action et de déterminer leur stratégie pour les jours à venir.

Investir sur une route

Pour les Ministes, cette route est en quelque sorte une épreuve initiatique : depuis dix ans, les chemins de la traversée de l’Atlantique conduisaient vers le Brésil. Même pour les récidivistes, c’est donc une nouvelle donne qu’il convient d’affronter. Seule l’expérience de courses comme les traversées annuelles de l’Atlantique des coureurs du circuit Figaro peut leur donner quelques indices. Si l’on s’en fie aux simples statistiques, gagner dans le sud semble être le plus raisonnable. Mais ces traversées ont lieu au printemps et non à l’orée de l’hiver. Il va donc falloir choisir son camp et savoir être opportuniste.

Perdre pour mieux gagner ?

Deuxième élément de choix : s’arrêter à Puerto Calero ou bien continuer sa route. Le règlement prévoit que toute escale devra durer a minima 12 heures et au maximum 72. Douze heures d’arrêt à l’échelle d’une traversée de l’Atlantique ne sont pas irrémédiables. Que vaut-il mieux ? Se présenter avec un voilier au top de son potentiel quitte à perdre une demi-journée ou bien estimer que les petits bobos sont gérables en mer et ne méritent pas une escale ? Ajouté à cela, le facteur psychologique risque d’être déterminant. Après quatre jours de course où les solitaires se sont bien faits secouer, la tentation de l’escale peut être vénéneuse. Le risque de perdre le rythme est réel et l’envie d’y retourner peut vite s’émousser. Il faut donc avoir l’envie de traverser chevillée au corps et bien connaître sa capacité à rebondir pour décider d’un arrêt au stand. Si Nicolas Boidevezi est déjà au port, d’autres ont annoncé leur intention de s’arrêter pour réparer tels David Genest (Bingo), Raphaëla Le Gouvello (respectocean.com), Yoann Tricault (Schlüter Systems), Erwan Pellen (Mordilou) ou Julien Pulvé (MEXT – ICA). A contrario, d’autres ont fait le choix inverse pour rester dans le rythme de la compétition comme Simon Koster (Go 4 it) qui devra monter dans son mât pour travailler sur son aérien ou bien Rémi Fermin (Boréal). Accroché à une très belle cinquième place en prototype, Rémi qui est aussi l’architecte et le constructeur de son bateau a décidé, malgré la panne de sa pile à combustible de continuer sa route, en faisant confiance à ses panneaux solaires. Il lui a déjà fallu une ténacité hors du commun pour être présent au départ, ce ne sont pas quelques contingences matérielles qui vont arrêter sa quête.


Voir en ligne : Info presse Mini-Transat / www.minitransat.fr


Classement Cegelec / Eurovia (proto) à 16h (fr)

  • 1. Giancarlo Pedote (747 – Prysmian) à 2673,6 nm
  • 2. Bertrand Delesne (754 – TeamWork Proto) + 17,9 nm
  • 3. Benoit Marie (667 – benoitmarie.com) + 25,3 nm
  • 4. Nicolas Boidevezi (719 – Nature Addicts) + 65,2 nm
  • 5. Rémi Fermin (741 – Boréal) + 71,5 nm

Classement Yslab (Série) à 16h (fr)

  • 1. Aymeric Belloir (810 – Tout le Monde chante contre le Cancer) à 2726,2 nm de l’arrivée
  • 2. Simon Koster (819 – Go 4 it) + 7,5 nm
  • 3. Justine Mettraux (824 - TeamWork) + 23,5 nm
  • 4. Renaud Mary (535 – www.runo.fr) + 47,4 nm
  • 5. Jean-Baptiste Lemaire (607 – Œuvre du Marin Breton) + 61,2 nm


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