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Transat Jacques Vabre

Sidney Gavignet et Damian Foxall ont pris la 2e place au Brésil

"Nous n’avons pas gagné, mais nous avons fait du bon travail"

mardi 19 novembre 2013Redaction SSS [Source RP]

Après 5968 milles nautiques en mode match racing à travers l’Océan Atlantique, le skipper d’Oman Air-Musandam Sidney Gavignet, (Français), et son co-skipper Damian Foxall, (Irlandais), ont coupé la ligne d’arrivée de la Transat Jacques Vabre à Itajaii, au Brésil, à 23:04:09 CET le 18 novembre en deuxième position, seulement 5 heures et 15 secondes après Edmond de Rothschild mené par Sébastien Josse et Charles Caudrelier, après 11 jours, 10 heures, 4 minutes et 9 secondes de mer.

« Quand on est un compétiteur, on a envie de gagner bien sûr, mais en même temps je pense que nous avons bien couru même si la victoire n’était pas pour nous cette fois. Sébastien et Charles sur Edmond de Rothschild ont fait du super boulot, et bien que nous les ayons presque rattrapés, ils ont réussi à rester hors de notre portée pour remporter cette course », commentait Sidney Gavignet alors qu’il arrivait au ponton à Itajaii avec une foule nombreuse venue acclamer les bateaux. « Nous n’avons pas gagné, mais nous avons fait du bon travail et nous sommes incroyablement chanceux d’être pilotes sur ces machines ! »

Le MOD70 du Sultanat d’Oman est parti du Havre le 7 novembre à 1300 heure locale pour le défi le plus long et le plus difficile jamais entrepris sur ces trimarans monotypes, habituellement menés par un équipage de six marins, et bien que son rival ait pris les commandes au large des côtes bretonnes, le duo Franco-Irlandais n’a jamais relâché la pression avec une vitesse moyenne de 21,77 nœuds, ramenant l’écart avec son adversaire à seulement 21 milles nautiques à moment donné, avant d’essuyer des problèmes d’hydraulique qui leur ont fait reperdre du terrain.

Sidney Gavignet, depuis longtemps déjà le skipper du MOD70 Oman Air-Musandam, qui est la plupart du temps utilisé comme support d’entrainement pour les marins Omanais d’élite lors des compétitions internationales, (qui se déroulent dans des marchés clefs pour le Sultanat et sa compagnie aérienne nationale Oman Air), a bouclé aujourd’hui sa seconde Transat Jacques Vabre et traversé l’équateur pour la 12e fois de sa carrière !

« Naviguer à deux sur ce bateau est fantastique, ce qui ne veut pas dire que je n’aime pas naviguer à six ! Je disais d’ailleurs à Damian alors que nous arrivions que de re-naviguer avec un équipage complet après cette aventure allait nous faire drôle ! »

« En fait nous nous y sommes faits bien plus vite que nous le pensions. Pour nous quatre, j’entends par là Damian, moi-même, Sébastien et Charles, nous sommes tous bien plus en confiance avec le bateau maintenant, et si jamais il y avait une course en solitaire avec ces bateaux dans l’avenir, cela aura été une expérience pleine d’enseignements », déclarait-il.

Le duo a été accueilli en héros à Itajaii :

« c’est formidable d’arriver enfin à Itajaii – il y avait du monde sur la jetée devant le port, même s’il faisait nuit et pour le bateau qui termine deuxième, ça faisait plaisir à voir. L’ambiance Brésilienne est géniale, et c’est une ville de rêve pour accueillir une compétition ! Nous verrons demain matin comment nous avons célébré le finish ! J’apprécie la Samba et nous sommes au Brésil alors… ! » disait-il en riant.

Son co-skipper Irlandais, Damian, qui avait été hélitreuillé lors de sa dernière Transat Jacques Vabre en 2005, était lui aussi très content de boucler cette course, la troisième pour lui :

« Gitana méritait vraiment la victoire, ils ont fait beaucoup moins de fautes que nous et je pense que la chose la plus importante quand on termine un événement comme celui-ci c’est de n’avoir aucun regret, si c’était à refaire on changerait quelques petites choses pour faire un peu mieux, mais nous avons coupé la ligne d’arrivée très heureux après nos 12 jours de mer.

« Le moment le plus difficile a été le passage du Cap Finisterre, quand nous sommes passés en mode défensif en pensant à long terme, alors que dans la réalité nous aurions dû pousser et rester dans le jeu de la stratégie en allant dans la bonne direction, cap au sud le plus vite possible, parce que le plus sud nous allions, et le plus tôt nous y arrivions, meilleures les conditions devenaient pour la semaine à suivre. Nous avons un peu relâché à ce moment là.

« L’autre moment difficile a été lorsque nous nous sommes battus pour revenir sur les autres, je crois que nous sommes revenus jusqu’à 20 milles d’eux, et là nous avons perdu l’hydraulique dans le mât (il y a en gros 36 heures).

« Il y a eu un équilibre entre des moments très difficiles et des moments plus légers, au 3e ou 4e jour nous commencions à récupérer et nous avons réalisé combien d’énergie nous avions dépensée. L’un de nos objectifs principaux était d’arriver en bonne forme et je crois que nous y sommes parvenus. Nous nous étions dits que si nous arrivions en forme, alors cela voudrait dire que nous avions géré la machine correctement dans la limite de ce que nous étions censés faire. »


Voir en ligne : Info presse www.omansail.com



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