SeaSailSurf®

Du grand large à la plage : Toute l’actualité des sports de glisse depuis 2000

Transat Jacques Vabre

Erwan Le Roux : "C’est ma première victoire dans une grande course en tant que chef de projet"

Yann Elies : "La victoire ça s’apprend et ça se cultive"

vendredi 22 novembre 2013Redaction SSS [Source RP]

Encore sous l’émotion de cette victoire dans la Transat Jacques Vabre, Erwan Le Roux est revenu sur quelques éléments clés qui ont permis à FenêtréA Cardinal de franchir la ligne d’arrivée à Itajai en tête. Premiers mots à terre…

La victoire en elle-même

« Je suis évidemment particulièrement heureux et fier. C’est ma première victoire dans une grande course en tant que chef de projet. J’avais déjà remporté la Transat Jacques Vabre en 2009, mais c’était en tant qu’équipier de Franck-Yves Escoffier. Cette première place a une toute autre saveur. C’est aussi la victoire d’une équipe, depuis les gars de la technique jusqu’à mes partenaires qui me font confiance depuis 2010. »

La gestion de la course

« C’est une grosse satisfaction parce qu’on s’est tenu à ce qu’on avait choisi de faire. On n’a pas voulu tirer trop sur le bateau dans les premiers jours de course, on a veillé à préserver le matériel pour être performant jusqu’au bout. Jusqu’à Salvador de Bahia, le bateau était impeccable… Ça s’est un peu dégradé les derniers jours (rires)… »

Les derniers jours de course

« Yves Le Blévec et Kito de Pavant nous ont mis une grosse pression. Pour préserver notre avance sur Actual, on a été obligé de « bourriner ». On a fait souffrir le bateau. La preuve en est, c’est là qu’on a commencé à casser : on a déchiré le solent, cassé le chariot de rail de grand-voile et depuis deux jours notre électronique est en rideau… Dès qu’on dépasse une certaine limite sur ces bateaux, on le paie. Mais il fallait absolument maintenir l’écart sur Yves et Kito. Ils nous ont poussé dans nos retranchements. Bravo à eux. »

L’entente avec Yann Elies

« S’il faut repartir demain avec lui, je signe immédiatement. Et je sais que lui aussi. Au delà du marin d’exception qu’il est, c’est aussi quelqu’un qui possède une dimension humaine fantastique. J’ai vraiment découvert le bonhomme et je ne le regrette pas. Et puis, à le voir fonctionner, tu comprends pourquoi il a pu gagner deux Solitaires du Figaro d’affilée. Notre réussite, c’est aussi celle d’un tandem qui s’est vraiment trouvé sur l’eau. »

Le bateau

« C’est un bateau que je connaissais bien puisque c’est à son bord que j’avais remporté la Transat Jacques Vabre en 2009. De plus, on avait remporté tous les trophées de la saison 2013. On partait avec l’étiquette de favori, mais la concurrence était de qualité. »

Le mot de la fin

« Je suis vraiment heureux, quoi dire d’autre ? »

La réaction de Yann Elies

« La victoire ça s’apprend et ça se cultive. Traverser l’Atlantique en multicoque, je ne l’avais jamais fait. Ça s’apparente à l’engagement qu’on peut mettre sur une Solitaire du Figaro, mais là ça durait quinze jours. Partager ça avec Erwan, c’était vraiment super. Avant même l’arrivée, je lui ai dit combien j’avais été content d’avoir participé à cette aventure avec lui. On a eu deux jours super difficiles pour finir. On finit vraiment fatigué. »



A la une