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Team Maître CoQ

Jérémie Béyou : "travailler sur deux circuits de front est passionnant"

"En 2013, il avait fallu mener de front la reprise de l’entraînement Figaro et le changement d’Imoca"

mercredi 22 janvier 2014Redaction SSS [Source RP]

Le rideau est tombé sur la saison 2013 du skipper Maître CoQ, une saison menée tambour battant sur deux fronts : la Solitaire du Figaro et la Transat Jacques Vabre. Dans les deux cas, Jérémie Beyou a relevé deux défis de taille (revenir sur le très exigeant circuit Figaro Bénéteau et prendre en main, en trois mois seulement, son nouvel Imoca Maître CoQ 2) avec succès !

En 2014, le skipper Maître CoQ repart sur une nouvelle double saison avec la Solitaire du Figaro et la Route du Rhum en ligne de mire et Maître CoQ confirme ses choix.

Quel bilan tires-tu de ta saison 2013 ?

Jérémie Beyou , skipper Maître CoQ : « travailler sur deux circuits de front est passionnant et sportivement très intéressant. D’autant que nous avons réussi à décrocher de bons résultats sur les deux épreuves majeures de notre programme (5e de la Solitaire du Figaro et 3e de la Transat Jacques Vabre , ndr) : c’est très satisfaisant.

Pour les deux programmes, nous partions avec des bateaux à découvrir, la participation à la Solitaire du Figaro s’est décidée en janvier et, en Imoca , il a fallu prendre en main le nouveau bateau. Malgré tout, les objectifs ont été atteints. Le bilan 2013 est donc très positif pour l’ensemble du team Maître CoQ . »

2014 sera sur le même format : deux circuits, deux grandes épreuves en préparation...

Jérémie Beyou : « Pour progresser et passer du podium à la première place, il faut poursuivre le travail entamé cette année.

Le Figaro Bénéteau Maître CoQ est déjà en chantier, il sera prêt pour les premiers entraînements dès la semaine prochaine. Pour l’Imoca, un gros travail technique a déjà été réalisé en 2013. Le bateau est sain et performant. Nos objectifs sont de continuer à le faire évoluer et de passer le plus de temps possible en mer, en entraînement, en solitaire. »

Quelles sont les modifications prévues sur l’ Imoca Maître CoQ ?

Jérémie Beyou : « Je milite depuis longtemps pour limiter les coûts et augmenter la sécurisation de nos bateaux. La nouvelle jauge Imoca va dans ce sens, en exigeant une quille en acier pour les bateaux neufs. Même si cela n’est pas imposé aux bateaux déjà construits, c’est un gage de sécurité. Nous allons donc changer notre quille en carbone par un appendice en acier. La conception est déjà lancée et, dès que le bateau sera revenu du Brésil, nous attaquerons le montage.

Safrans et dérives seront également revus et le bateau sera à nouveau configuré pour la navigation en solitaire.

Le bateau est attendu début février à Lorient, le chantier prendra fin mi-avril au plus tard, soit deux semaines avant notre première épreuve 2014 : le Grand Prix Guyader , à Douarnenez. Nous allons prendre le temps de bien accomplir chaque évolution technique. »

Fort de ton expérience de cette année 2013, comment abordes-tu cette deuxième saison « double » ?

Jérémie Beyou : « Par rapport à 2013 à la même époque, nous connaissons très bien les bateaux. En 2013, il avait fallu mener de front la reprise de l’entraînement Figaro et le changement d’Imoca … ce n’était pas simple. Là, tout est calé techniquement pour le Maître CoQ 2, toutes les décisions ont été prises, l’équipe n’a plus besoin de moi pour travailler. Quant au Figaro Bénéteau, il n’y a pas de secret : il faut travailler toujours et encore. On a attaqué dès la fin de 2013. »

Quels sont vos objectifs, avec Maître CoQ, sur ces deux circuits ?

Jérémie Beyou : « En Figaro Bénéteau, l’objectif est toujours de décrocher une troisième victoire sur la Solitaire du Figaro, d’ici les deux prochaines saisons. Pour cela il faut deux choses : la volonté, ça, ce n’est pas un problème (rires) !... Et une bonne vitesse : le travail est en cours, mais cela reste un sacré challenge !

En Imoca, là aussi, le défi est de taille avec la Route du Rhum en ligne de mire. 2013 a été très instructif, mais la navigation en double a tendance à niveler les performances : les co-skippers s’auto-stimulent. En solitaire, le couple skipper/bateau est primordial. Ceux qui connaissent leur monture par cœur, à l’instar de Vincent Riou et son PRB et François Gabart et son Macif, ont une longueur d’avance. Le but est de me mettre au moins à leur niveau pour prétendre aux meilleures places ..."


Voir en ligne : Info presse www.maitrecoq.fr/voile/



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