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Cascadeur navigateur

Alex Thomson : "L’idée d’escalader le mât vient de mon équipe et de moi-même"

Vidéo : Le plongeon du skipper anglais

mardi 4 mars 2014Redaction SSS [Source RP]

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Le skipper anglais Alex Thomson a réalisé un exploit : grimper en haut d’un mât de 30 mètres, sur la mer agitée, pour ensuite plonger au cœur de l’océan. La vidéo de la cascade montre comment ce navigateur globe-trotter escalade le mât de son voilier de plus de 18 mètres ; hauteur d’un immeuble de 10 étages ; et grimpe toujours plus haut au-dessus de la mer, tandis que son bateau fend les vagues. Quand le yacht atteint l’angle de 60 degrés, Thomson prend place sur le haut du mât et plonge au cœur de l’eau ...

Le nouvel exploit du skipper anglais Alex Thomson

Depuis combien de temps aviez-vous envie de réaliser cette cascade ?

Lorsque j’ai réalisé le « keel walk » en 2012, je pensais déjà à ma prochaine cascade. La vidéo a été vue par des millions de personnes à travers le monde et depuis ce jour, on a pas arrêté de me demander « et maintenant ? ». J’ai tout de suite su qu’il me faudrait trouver quelque chose de plus spectaculaire pour la suite.

Pourquoi avoir choisi de grimper en haut d’un mât ?

L’idée d’escalader le mât vient de mon équipe et de moi-même, nous y pensions depuis un bon bout de temps mais aucun d’entre nous n’était certain que ça soit possible. Il a fallu beaucoup de temps pour planifier cette cascade et s’y préparer ; il y avait tellement de détails auxquels il fallait penser et tellement d’éléments à prendre en compte pour s’assurer de la réussite de cette cascade. Au final, nous sommes quand même parvenu à nos fins !

Comment vous êtes-vous préparé ?

J’ai pris des cours de plongée à 10 mètres de haut, dans une piscine. C’était vraiment le tout début de mon entrainement, juste pour voir si je pouvais réellement plonger d’une telle hauteur. Je savais que si j’arrivais à grimper en haut du mât, plonger de si haut restait une expérience très différente de tout ce que j’avais déjà pu expérimenter. Je ne serai plus dans un environnement fermé et protégé, mais sur un bateau turbulent, sur l’eau, en l’air ... et que je sauterai de bien plus haut que d’habitude. Du coup, s’entrainer avec un plongeoir était un bon début, mais j’étais encore à des kilomètres de ce qui m’attendait en haut du mât !

A côté de l’entrainement de plongée, j’ai passé beaucoup de temps avec mon équipe et un cascadeur professionnel pour prévoir tous les scénarios possibles. Si quoi que ce soit devait mal se passer, nous devions prévoir des issues de secours. Nous avons dû prendre en compte toutes les variations envisageables, de la vitesse du vent à celle du bateau, en passant par les conditions météorologiques, l’angle et la hauteur du mât et notre capacité à communiquer pendant le saut.

Qui conduit le bateau pendant que vous exécutez la cascade ? Et quelles sont les difficultés auxquelles il/elle doit faire face ?

C’est mon responsable des opérations, Ross Daniel, qui conduisait. C’était son travail de contrôler parfaitement le bateau et de s’assurer que l’angle de navigation était propice à ma cascade. Il y avait une équipe, à bord, qui aidait Ross au cas où quoi que ce soit irait de travers. Mais si la cascade a été un succès, c’est en majeur partie grâce au calme de Ross, et à sa conduite exemplaire du bateau HUGO BOSS.

Combien d’essais avez-vous fait avant de tenter la cascade finale ?

Avant l’escalade officielle du mât, je n’avais jamais réussi à aller plus loin que les trois quarts de la montée. La prise que vous pouvez voir est bien réelle, et c’est en fait la seule et unique fois où j’ai réussi à plonger correctement du haut du mât. Une fois était assez, je vous l’assure !

Quels étaient les dangers envisagés ?

Nous avons passé énormément de temps à préparer cette cascade, mais bien sûr il est impossible de prévoir les conditions dans lesquelles se passera l’épreuve, ni comment va se comporter le bateau ce jour-là. J’imagine que le danger principal était que le bateau HUGO BOSS ne vire subitement de bord, ce qui m’aurait fait glisser du mât. Durant l’un de mes entrainements, j’ai perdu l’équilibre mais heureusement, j’ai réussi à me rattraper ce qui m’a évité de tomber et de heurter le sol.

Que ce serait-il passé si quelque chose vous était arrivé ?

A tout moment, nous avions une équipe médicale en standby sur un canoë de sauvetage, naviguant tout près de HUGO BOSS. Il y avait aussi un plongeur avec l’équipe de secours, prêt à sauter dans l’eau pour me sauver, au cas où j’aurais raté mon entrée dans l’eau ou si je n’avais pas réussi à remonter à la surface après le plongeon. A part ça, j’étais très proche de l’équipe présente sur le bateau pour communiquer avec eux tout au long de la cascade. Cela signifie qu’en cas de vents violents ou de mouvements étranges de la part du bateau, mon équipe m’aurait averti et m’aurait conseillé de m’accrocher au mât jusqu’à ce que la situation se stabilise. De la même manière, si jamais je me sentais pris de panique ou de doute, je pouvais en avertir mon équipe et repousser la cascade.

Comment vous êtes-vous senti une fois la cascade réussie ?

Soulagé que ça soit terminé ! C’était une expérience extraordinaire, et je me suis beaucoup amusé, mais c’était aussi beaucoup plus risqué que tout ce que j’avais déjà pu expérimenter. Honnêtement, j’avoue que ce fut la chose la plus folle que j’ai jamais faite dans ma vie.


Voir en ligne : Info presse www.alexthomsonracing.com



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