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Le Maxi80 Prince de Bretagne est entré en chantier en vue de la Route du Rhum

Lionel Lemonchois : "Nous devrions remettre le bateau à l’eau à fin du mois de juin"

jeudi 24 avril 2014Redaction SSS [Source RP]

Arrivé à Lorient vendredi dernier, à bord du cargo HHL Venice qui l’avait chargé à Rio de Janeiro le 1 avril dernier, le Maxi80 Prince de Bretagne est entré en chantier dès le lendemain. Lionel Lemonchois et son équipe ont à présent deux mois devant eux pour remettre en état le trimaran mais également pour lui apporter quelques modifications. Leur but : faire en sorte que le bateau soit prêt et performant au départ de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, le 2 novembre prochain à Saint-Malo, et ainsi décrocher une nouvelle victoire à Pointe-à-Pitre.

Depuis samedi matin, le Maxi80 Prince de Bretagne est ainsi en chantier. Les deux mois qui viennent s’annoncent donc intenses pour Lionel Lemonchois et ses hommes qui ont rincé puis nettoyé le bateau ce week-end, et qui procèdent actuellement au démontage de diverses pièces

. « Nous avons commencé à enlever le rail de grand-voile, l’accastillage, le moteur, le système de transmission, tous les câbles qui ont trempés dans l’eau, c’est-à-dire pas tous mais presque… Cela va nous occuper jusqu’à la fin de cette semaine »

a indiqué le skipper qui suit, par ailleurs, l’avancée de la fabrication de son nouveau mât. Après le drapage qui s’est achevé la semaine dernière, l’espar s’apprête maintenant à être cuit. Il devrait, en conséquence, être livré mi-juin. Rappelons que le double vainqueur de la Route du Rhum avait opté dès le mois de février pour le fabriquer dans les préformes des mâts de MOD70.

« En réalité, nous avions deux autres choix. Le premier était de refaire le même profil que celui que nous avions jusqu’ici, le deuxième de construire un mât aile sur le modèle du 60’ ORMA Sergio Tacchini. Nous avons estimé que nous gagnerions en termes de fiabilité en partant des préformes des 70 pieds. Et pour cause, ce sont les derniers profils étudiés par HDS. Idem pour la bôme. De ce côté, ça avance également. Aujourd’hui, toutes les pièces ont été redessinées par Lorima » a précisé le Normand.

Pour ce qui concerne les nouvelles voiles du Maxi80, là encore, les choses sont déjà bien engagées. La nouveauté, c’est le choix du 3Di, ce qui explique que Lionel travaille désormais avec North Sails.

« C’est un choix technique, le but étant d’avoir le moins de déforme possible » précise t-il.

De fait, l’allongement, la compression ou le rétrécissement d’une voile est néfaste pour la performance. Avec cette nouvelle technologie de production, les caractéristiques mécaniques sont telles que la voile se rapproche d’un profil rigide. En clair, la forme reste plus constante, quelles que soient les conditions.

« Le 3Di est un procédé de fabrication qui, en plus d’une tenue de forme remarquable, apporte un gain de poids non négligeable »

ajoute Lionel, contraint de renouveler l’ensemble de la garde-robe de sa monture (soit la grand-voile, le solent, la trinquette et les deux gennakers) à la suite de son chavirage, survenu, rappelons-le, le 27 janvier dernier, lors de sa tentative de record de la Mauricienne.

« Ces nouvelles voiles partent actuellement en fabrication. Le but est de les recevoir début juin et ainsi d’avoir ensuite le temps de faire la déco » déclare le skipper.

En parallèle de la remise en état de son trimaran, Lemonchois a prévu d’apporter quelques modifications.

« Nous allons faire évoluer le système de barre. C’est quelque chose qui était programmé avant même le départ de la tentative de record entre Port-Louis en rade de Lorient et Port-Louis à l’île Maurice. Idem pour le carénage même si, pour ce dernier point, il y a un peu plus de boulot que prévu car après deux mois passés dans le port de Rio, on peut relever un nombre impressionnant de berniques accrochés à la coque »

constate le marin qui a, logiquement, renforcé son équipe pour tenir les délais et avoir un maximum de temps pour préparer la Route du Rhum, son objectif principal de la saison. « Même si ce n’est pas un énorme chantier, il y a quand même du boulot » raconte le skipper de Prince de Bretagne, d’ores et déjà focalisé sur le Rhum.

« Nous devrions remettre le bateau à l’eau à fin du mois de juin. Très vite, j’attaquerai mes entraînements pour la transat. Je suis plutôt optimiste. Lors de ma tentative de record en début d’année, tout ce que j’ai pu observer sur le trimaran était très positif. J’étais content de la façon dont il se comportait et je le trouvais facile à manier. Je n’ai rencontré aucun problème technique majeur. Je pouvais aller vite sans prendre de risque »

a conclu Lionel qui n’a, à présent, plus qu’une seule idée en tête : inscrire son nom pour la troisième fois tout en haut de l’affiche à Pointe-à-Pitre, dans sept mois. Le compte à rebours est lancé !


Voir en ligne : Info presse www.princedebretagne-mer.com



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