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Transat AG2R – La Mondiale

Gwénolé Gahinet et Paul Meilhat vainqueurs à Saint-Barthélemy

"Nous sommes contents parce que dès le Cap Finisterre, nous avons réussi à être en tête de flotte"

lundi 28 avril 2014Information Transat AG2R

Gwénolé Gahinet et Paul Meilhat à bord de Safran-Guy Cotten ont franchi en tête la ligne d’arrivée de la 12e édition de la Transat AG2R LA MONDIALE à 19 h 17 min 59 s (heure française) à Gustavia, Saint-Barthélemy. Leur temps de course est de 22 j 6 h 17 min 59 s. Leur vitesse moyenne sur le parcours théorique de 3 890 milles depuis Concarneau a été de 7.28 nœuds.

Ils ont parcouru 4 670 milles sur l’eau à la vitesse moyenne de 8.74 nœuds. Gwénolé Gahinet, dont c’est la première participation, fait ainsi une superbe entrée sur le circuit Figaro. Paul Meilhat, un des ténors de la classe, signe ici sa première victoire en transat. Grâce à une trajectoire très tendue, une bonne vitesse et des choix stratégiques judicieux, les deux hommes, dont c’était la première association, ont brillamment dominé leurs 12 concurrents.

Poussés par une petite brise de 12 nœuds, sous un soleil de plomb et sur une eau turquoise, Gwénolé Gahinet à la barre et Paul Meilhat ont coupé la ligne d’arrivée dans le port de Gustavia après avoir plusieurs fois viré de bord. Les deux marins barbus et en chemise points levés en signe de victoire affichaient des mines réjouies, deux sourires hilares qui en disaient long sur leur satisfaction d’avoir remporté cette transat en double. Dans un tonnerre de cornes de brume et d’applaudissements, Gwénolé et Paul ont été accueillis comme il se doit par la foule massée sur les quais et les bateaux au mouillage.

Dans cette transat en double à armes égales, marquée par le passage d’un front froid la première nuit (démâtage de Cercle Vert), une descente musclée le long des côtes portugaises, et un choix stratégique crucial entre une route Nord ou Sud pour rejoindre l’arc Antillais, le tandem Gahinet/Meilhat a toujours été dans les bons coups. Avec de surcroît des trajectoires parfaites et une vitesse indécente sur tout le parcours, Safran-Guy Cotten a parfaitement mené sa course. Dès le passage des Canaries, sur la route sud, Skipper Macif devient son principal rival. Leur duel dans les alizés va durer 11 jours. 11 jours à naviguer de concert et parfois à vue. Gahinet/Meilhat reprendront l’avantage la nuit du 25 au 26 avril en creusant progressivement l’écart sur leur rival.

C’était la troisième participation de Paul Meilhat à la Transat AG2R LA MONDIALE. Marin expérimenté, il a su apporter son savoir-faire au bizuth Gwénolé Gahinet. Le fils de Gilles Gahinet (double vainqueur et 5 podiums sur la Solitaire du Figaro dans les années 70-80) n’en était pas à sa première transatlantique en course : victoire en 2011 sur la Mini-Transat (série). Un tandem complémentaire, qui au fil de cette 12e édition de la Transat AG2R LA MONDIALE, s’est montré diabolique pour ses adversaires !

- Paul Meilhat : « C’était super sympa. Nous avons eu le temps de savourer. Nous avons eu des supers conditions les deux derniers jours, c’était de la glisse. La première fois que j’ai fait la Transat AG2R LA MONDIALE, je suis arrivé de nuit, la deuxième fois, nous avons fait un duel avec Banque Populaire, du coup je n’ai rien vu ! Là, j’ai pris le temps de regarder la côte, c’était magnifique. »

- Gwénolé Gahinet : « C’est le rêve ! On y croyait avant de partir, on pensait qu’on pouvait la gagner, mais de là à le faire, vu le niveau qu’il y avait dans la flotte cette année, c’est assez extraordinaire ! Nous sommes contents parce que dès le Cap Finisterre, nous avons réussi à être en tête de flotte. Ca nous a mis en confiance, et après ça s’est déroulé comme dans un rêve… Avec Paul, ça s’est super bien passé, il m’a beaucoup transmis.

Ce fut un beau duel avec Skipper Macif. Ca s’est joué à pas grand-chose. A chaque fois, ce sont des petits décalages, des petites différences de vitesse, mais nous nous sommes bien battus, je pense qu’on la mérite cette victoire ! C’est un résultat inespéré pour ma première grande course en Figaro, et je la dois à l’expérience de Paul. Je suis content qu’il ait accepté de faire cette transat avec moi. Ce sera formateur pour la Solitaire du Figaro dans un mois, merci Paul ! J’ai essayé d’être un bon élève, j’ai fait pas mal d’efforts, j’ai le sentiment d’avoir beaucoup appris. »

- Paul Meilhat : « Ca s’est joué aux Canaries ? Nous n’avons jamais douté, nous avons ensemble bien analysé la situation et ce fut la clé de notre réussite, car nous étions dans une démarche constructive et nous avons bossé ensemble dans la confiance. Nous avons toujours été dans les bons coups. Nous avons fait quelques petites erreurs, mais peut-être un peu moins que les autres.

C’est vrai que ce sont les jeunes qui sont partis dans le Sud ! Il faut dire que nous fonctionnons un peu tous pareils dans les analyses météo et les choix stratégiques, comme Generali et Skipper Macif. Les autres, les vieux briscards, ça fait vingt ans qu’ils trustent les podiums, alors maintenant c’est à notre tour. Nous sommes capables de prendre la suite ! »

- Gwénolé Gahinet : « Nous avons beaucoup pensé à Guy Cotten, nous lui dédions cette victoire. Un grand merci à notre équipe à Lorient. La préparation fut rapide car nous avons mis le bateau début janvier. »



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