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Du grand large à la plage : Toute l’actualité des sports de glisse depuis 2000

Blog : Pipof à la plage

Débuter le kitesurf à 40 ans : quelle idée !

Retour sur mes premières expériences en kitesurf

mercredi 30 avril 2014Christophe Guigueno

Pipof à la plage Episode 1 : On apprend la voile, en général, par l’Optimist ou le 420, à la préadolescence. Il en est souvent de même pour les sports de glisse comme le surf ou le ski. Bonne idée car c’est à ces âges-là que l’on développe ses réflexes. Mais peut-on débuter dans un sport de glisse après ses quarante ans ? C’est la mission que je me suis donnée avec pour objectif de me mettre au stand-up et au kite alors que je suis devenu quadra…

On parle de crise de la quarantaine. Cela existe vraiment ? Pour ma part, 15 ans après avoir abandonné la compétition en dériveur (Laser) suite à des problèmes de genoux et de dos, il me semblait temps de rependre une activité sportive liée à la glisse. Le footing, c’est sympa. Ca fait du bien. Mais ce n’est pas suffisant. L’occasion m’a été donnée, en septembre 2009 (à l’âge de 40 ans moins deux mois) de prendre en main une première aile de kite.

Mon prof, Armel, qui vient de s’y mettre sérieusement à 45 ans, m’a proposé de mettre en l’air l’aile d’un ami patron de bar. Lui-même avait tenté l’expérience. Mal lui en a pris. En 2009, les ailes d’occasions étaient de sacrés dangers. Il a testé deux fois et laissé tomber. Armel, d’ailleurs, avait fait de même auparavant après avoir investi dans le même genre de matos préhistorique : une aile de 14,5 m2 dont on doit gonfler les nombreuses lattes les unes après les autres avant de s’attaquer au boudin principal. Mais s’il ne s’agit là que d’un inconvénient pratique, la suite posait plus de problèmes : lorsque l’on envoie la bête en l’air, on s’attache à la barre et on place la ligne de sécurité qui a la mauvaise idée de se prendre en avant de la barre. Bref, j’ai envoyé l’aile, me suis fait un peu arraché avant de voir que cette ligne a tendance à s’enrouler autour de cette barre. Inutile d’aller plus loin. Ces ailes d’avant 2009 sont bonnes à jeter. Mon envie de kite avec !

Juillet 2012 : du SUP au Kite

Deux ans et demi plus tard (merci la time line de Facebook !), me revoilà face à une aile de kite. Il s’agit d’une Fuse de 10m2 génération 2010 que mon pote Armel commence à bien maitriser. Entre temps, je me suis mis au stand-up paddle avec ma Naish Nalu 11’6. Les 40 ans sont déjà bien avancés et la dernière leçon de kite remonte à loin, mais la motivation pour en savoir plus sur ce sport qui fait rêver est toujours là.

Le spot que l’on a choisi est celui de Gâvres. C’est un spot idéal pour débuter puisqu’à marée haute, on a pieds longtemps et la surface du plan d’eau est plate. En juillet 2012, il fait beau. Il y a 13 nœuds de thermique et je peux enchainer trois - quatre courts cours de découverte de ce jeune sport.

La première sensation est une sensation de vertige. Vingt-cinq mètres de ligne, ça fait long ! Quand on a barré un dériveur de 4 mètres avec une voile de 7 m2, tenir une aile de 10 m2 à une telle distance fait impression. La voile dans les nuages, la tête en l’air pour faire aller l’engin de gauche à droite… Amusant ! Mais on se dit que faire la même chose en la faisant aller vite et en étant debout sur une planche d’un demi-mètre carré ça va être autre chose ! D’ailleurs il ne faut pas croire que le kite est un sport facile. C’est un discours de frimeur… Rien n’est simple dans ce sport qui demande une plage assez grande pour lever l’aile, un vent bien orienté et, surtout, assez fort pour faire décoller l’aile, et pas trop de vagues pour débuter ! Et il n’est jamais facile de réunir toutes les bonnes conditions en même temps. Mais je prendrais le temps de m’en rendre compte !

Au menu de ces petites séances de l’été 2012 donc, l’apprentissage du lever de l’aile, sa direction en l’air, sa propulsion et, pour finir, la nage tractée. C’est à ce stade que je vais arrêter alors que j’ai bien assimilé cette dernière. L’aile à 10 heures, en mode propulsion, le corps allongé dans l’eau, une main sur la barre, un bras tendu vers l’avant… et hop, des petits bords vers le large et retour à la plage. Sensation agréable et frustrante à la fois. Pour la reprise, il me faudra attendre septembre 2013 et l’achat d’une aile de 12 m2, la Log de chez Takoon. Mais ce sera l’objet d’un prochain blog.



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