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Mondiaux de SUP

Céline Guesdon sixième de la Longue Distance

"J’étais très motivée pour aller chercher le podium"

samedi 10 mai 2014Information FF Surf

La Française a pris la sixième place des championnats du monde de Stand Up Paddle en Longue Distance (les 18 km en 2h05’17), sa catégorie de prédilection, ce vendredi à Granada, Nicaragua. En seulement deux ans et demi de pratique, la Méditerranéenne peut être fière d’elle. Mais aussi nourrir des regrets car le podium était à sa portée. En Paddleboard, Caroline Angibaud termine à la 11e place.

Céline Guesdon, entre fierté et regrets

Pour l’or et l’argent, il n’y avait vraiment rien à faire. Lina Augaitis et Shakira Westdorp étaient trop fortes, trop loin. La Canadienne, grande favorite de la catégorie, est allée chercher toute seule dans les derniers hectomètres le titre mondial qu’on lui prédisait. L’Australienne, troisième en Sup Surf mardi, prenant l’argent.

Derrière ces deux "monstres", la bataille pour le bronze semblait ouverte. Et quand bien même l’Espagnole Laura Quetglas suivait la cadence imprimée par Augaitis et Westdorp durant le premier quart de la course, elle se mettait (très) vite dans le rouge et, sur une accélération du duo intenable, elle lâchait prise.

Piégée dans le second groupe Derrière, le peloton de poursuivantes trouvait son rythme. Pas ses drafts. Piégée par un départ moyen, Céline Guesdon naviguait de la 4e à la 8e place jusqu’à l’entrée du chapelet d’îles. Après une remontée au vent et quelques clapots, place à de l’eau plate dans le labyrinthe de Granada. On imaginait la Française revenir mais le groupe éclatait lors d’un passage exposé où le vent et les vagues, oui des vagues, causaient des soucis. Guesdon chutait et perdait quelque peu confiance en elle. Incapable de trouver l’énergie pour revenir sur les filles qui la précédait de peu dans le dédale des îlots, elle en sortait sixième avant d’attaquer le dernier tiers de la course, en downwind. Deux longues lignes droites à tirer, seule, au large.

30 mois après ses débuts La Française ne parvenait pas à grignoter du temps et rentrait sur le sable en sixième place. Avec ; forcément des regrets puisqu’elle se savait taillée pour mieux faire. Mais avec, aussi, beaucoup de fierté. Il y a moins de trois ans, Céline Guesdon n’était jamais montée sur un Stand Up Paddle. En 30 mois, elle s’est emparée d’un titre de championne de France, a remporté les qualifications nationales devant la double vice-championne du monde française Olivia Piana, et s’est offerte une première expérience en équipe de France qui pourrait en appeler d’autres.

Angibaud au courage

En Paddlebard, la très courageuse Caroline Angibaud, qui n’avait jamais ramé autant de kilomètres allongée, s’en est très bien tirée elle aussi. La crainte de l’abandon était chassée dès les îlots où la Vendéenne se savait à l’abri d’un coup de chaud. A son rythme, sans se casser puisqu’elle a, encore, la finale de la Technical Race ce dimanche, la vice-championne du monde terminait son marathon nautique en un peu plus de trois heures. Plus d’une heure après la championne du monde australienne Jordan Mercer, laquelle réalise le deuxième meilleur temps de la Longue Distance, Sup et Paddleboard confondus !

RÉACTIONS

Céline Guesdon : « J’étais très motivée pour aller chercher le podium. Mes adversaires devant étaient plus fortes que moi. Même si je pense que j’aurais pu être au niveau de la quatrième. Tactiquement, j’aurais pu jouer différemment. Je ne suis pas partie dans le bon train avec le draft de devant. J’ai suivi, tant bien que mal en me disant « je vais remonter ». Mais j’ai perdu de l’énergie. Je voulais attaquer dans les îles pour remonter. Je pensais revenir sur l’Espagnole (3e puis 5e) mais ça ne s’est pas fait. J’ai encore du travail. Mais c’est motivant. On se dit toujours qu’on aurait pu. J’ai fait des choix selon le mental et l’énergie du moment. Les encouragements m’ont manqué sur ce parcours (interdiction de bateau suiveur, ndlr). Mais c’est le sport. Ça me laisse des pensées positives pour évoluer et faire mieux la prochaine fois, si je suis sélectionnée de nouveau. La finale de Technical race (dimanche), c’est ma chance. Il faut que je fasse mieux. Mieux qu’aujourd’hui. Ça va être carton ! Je vais tout donner. Vraiment ! » »

Caroline Angibaud : « Je suis contente que ce soit fini ! Bizaremment, ça ne s’est pas trop mal passé. J’ai réussi garder ma cadence. Même si je n’avance pas du tout comme les autres filles ! J’ai eu un coup de mou au sortir des îles, sur la partie du downwind, qui va jusqu’à l’avant-dernière bouée. Ça avait beau glisser, c’était très dur car on voyait bien qu’on n’allait pas vers l’arrivée (mais plus au nord avant d’y revenir, ndlr) ! Mais je suis contente, même si ce n’est pas beaucoup de points, c’est toujours ça de pris. ceci dit : plus jamais de longue distance (rires) ! Il me reste la Technical race, dimanche. A côté de ça, c’est rien du tout ! Ça va se jouer au mental. J’espère qu’il m’en restera. Certaines filles qualifiées pour la finale n’ont pas fait la Longue Distance aujourd’hui (vendredi). Ça va encore plus me motiver pour les décrocher. »


LES CLASSEMENTS LONGUE DISTANCE DAMES (18 KM)

SUP

  • 1. Lina Augaitis (CAN) 1:58:24
  • 2. Shakira Westdorp (AUS) 2:00:20
  • 3. Barbara Brazil (BRA) 2:02:49
  • 4. Shae Foudy (USA) 2:03:40
  • 5. Laura Quetglas (SPA) 2:04:33
  • 6. Celine Guesdon (FRA) 2:05:17
  • 7. Marie Buchanan (UK) 2:09:05
  • 8. Edimar Luque (VEN) 2:11:31
  • 9. Brigette van Aswegen (RSA) 2:23:43
  • 10. Ana Vanegas (NIC) 2:26:23

PADLEBOARD

  • 1. Jordan Mercer (AUS) 1:59:16
  • 2. Carter Craves (USA) 2:02:20
  • 3. Itziar Abascal Rivero (SPA) 2:09:49
  • 4. Ashley Cochrane (NZL) 2:17:19
  • 5. Rocio Larranaga (PER) 2:18:42
  • 6. Sinara Pazos (BRA) 2:22:40
  • 7. Gaby Farias (MEX) 2:33:28
  • 8. Valerie Slowing (GUA) 2:39:55
  • 9. Maria Orihuella (VEN) 2:50:44
  • 10. Ana Vanegas (NIC) 2:57:39
  • 11. Caroline Angibaud (FRA) 3:07:01


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