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Solitaire du Figaro

Yann Eliès vise encore "une victoire d’entrée de jeu"

"J’ai aussi mes petits objectifs intermédiaires : me faire plaisir et m’éclater"

vendredi 6 juin 2014Redaction SSS [Source RP]

Ce dimanche à 13 heures, au large de Deauville, Yann Eliès et les 37 autres marins engagés dans la 45e édition de la Solitaire du Figaro. Le skipper de Groupe Quéguiner - Leucémie Espoir espère frapper fort d’entrée de jeu en s’adjugeant la victoire à l’issue de ce premier acte, comme cela avait été le cas en 2012 et en 2013, les années où il a remporté l’épreuve.

Yann, à quoi va ressembler cette première étape entre Deauville et Plymouth ?

« Elle s’annonce technique, avec peu de vent et pas mal de courants. D’ailleurs, elle peut s’avérer déterminante. De ce fait, il faudra partir correctement, surtout que jusqu’au cap de la Hève et à la sortie du chenal du Havre, ça risque d’être mou. Heureusement, ensuite, pour traverser la Manche, le vent est prévu de se renforcer un peu. Ce qui sera important, c’est de bien anticiper l’atterrissage sur les côtes anglaises. Après, entre la bouée Owers (à l’est de l’Ile de Wight, ndlr) et Wolf Rock, le principe de base sera de jouer avec les effets des courants de marée à l’approche des différents caps. En fonction du temps, il y aura également la brise thermique, de jour ou de nuit, à négocier. Après ça, il faudra redescendre vers la bouée de chenal d’entrée de Roscoff, puis une fois cette marque parée, il faudra de nouveau traverser la Manche pour rejoindre Plymouth. Finalement, le plus dur sera sans doute l’entame, parce que c’est probablement dans cette portion qu’il y aura le moins de vent. Pour l’heure, le départ est encore un peu loin pour pouvoir utiliser les fichiers à maille fine. Du coup, tout parait un peu complexe, voire merdique, mais au fur et à mesure où nous allons approcher de l’échéance, ces fichiers vont nous aider à déchiffrer un peu tout ça, et sans doute nous offrir un scénario un peu moins complexe que prévu. »

On imagine que, pour commencer, vous visez une victoire d’étape ?

« C’est certain. Une victoire d’entrée de jeu, c’est toujours bien et c’est ce qui s’est passé en 2012 et en 2013, les deux années où j’ai remporté la Solitaire. D’ailleurs, sur les huit étapes que j’ai gagnées sur l’épreuve, cinq étaient des premières manches. Je ne me mets pas de pression pour autant. D’ailleurs, pour l’instant je me sens assez détendu, même si je sais qu’à partir de demain, ça va monter dans les tours. La météo ? Je n’ai pas encore trop regardé, mais ça, c’est l’expérience qui parle. Décortiquer les fichiers trop tôt, ça ne sert à rien. Jean-Yves Bernot arrive aujourd’hui, nous allons donc commencer à avoir les premières vraies bonnes infos. Je sais en tous cas que ça ne sert à rien de partir avec la combinaison étanche, qu’il faut emmener pas mal d’eau et de nourriture parce que ça risque de durer un petit peu, mais c’est bien. Moi j’aime bien les étapes comme ça, où on rentre un peu dans le dur. Je crois que sur le premier round, il ne faut pas hésiter à y aller car tout le monde est en forme. Même si ça dure quatre jours, ce n’est pas grave. »

Quels sont vos différents objectifs sur cette 45e édition ?

« Pour moi, dans l’immédiat, c’est vraiment de mettre de côté le triplé, d’essayer de ne plus du tout y penser. Je m’autoriserai à y songer à quelques milles de la ligne d’arrivée de la dernière étape. Si j’ai la chance, comme l’année dernière, de pouvoir savourer une heure avant le dénouement final, ce sera génial, c’est sûr. J’ai aussi mes petits objectifs intermédiaires : me faire plaisir et m’éclater, parce que je suis quand même là aussi pour ça. Tout miser sur une troisième victoire d’affilée, ce serait prendre trop de risques d’être déçu, il faut quand même l’avouer. Les victoires d’étape sont également des petits challenges sympas. Alain Gautier, qui est là, en a remporté neuf, et j’aimerais bien le rejoindre. Ca ne me déplairait pas non plus de me rapprocher du record de Jean Le Cam, qui en compte dix. »


Voir en ligne : Info presse Rivacom



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