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Solitaire du Figaro

Gwénolé Gahinet premier bizuth de la Solitaire 2014

"Le niveau était donc assez homogène entre Sébastien Simon, Sam Matson et moi-même"

mercredi 2 juillet 2014Redaction SSS [Source RP]

Après 440 milles d’une étape musclée, Gwénolé Gahinet a franchi la ligne d’arrivée de La Solitaire du Figaro ce mercredi à Cherbourg-Octeville en 22e position à 12h08mn et 37s. Le skipper de Safran-Guy Cotten remporte ainsi le classement général Bénéteau des bizuths avec 52 minutes d’avance sur l’anglais Sam Matson. Treizième au classement général à 4h29 du vainqueur Jérémie Beyou (Maître Coq), Gwénolé a fait preuve de régularité (13e, 17e, 12e et 22e).

Le skipper de Safran-Guy Cotten s’est rapidement pris au jeu du classement Bénéteau des bizuths qu’il mène depuis l’arrivée de la troisième étape aux Sables d’Olonne. Avec son air détaché, il ne faut pas s’y méprendre, Gwénolé Gahinet est un véritable compétiteur dans l’âme.

« Je suis très heureux ! L’idée était d’apprendre le plus possible mais finir premier bizuth est une belle satisfaction ! Il y a eu une sacrée bataille car j’ai remporté une seule étape, le niveau était donc assez homogène entre Sébastien Simon, Sam Matson et moi-même. J’ai réussi à être le plus régulier de nous trois. Néanmoins, au niveau de Guernesey, alors que je contrôlais Sam, je suis parti trop au large et j’ai eu peur de recroiser derrière lui,

raconte Gwénolé qui ne disposait que de 32 minutes d’avance sur Sam Matson au départ de cette quatrième étape. Mais après un peu plus de 13 jours de course en temps cumulé, le skipper de Safran-Guy Cotten a réussi à prendre 52 minutes au jeune anglais sur le classement général des bizuths. Pari réussi pour Safran qui décidait fin 2013 de monter un projet Figaro aux côtés de Guy Cotten dans le cadre des Filières Jeune Talent. Déjà vainqueur de La Transat AG2R La Mondiale en avril dernier, Gwénolé a bel et bien pris en main son Figaro.

« Je maîtrise de mieux en mieux le bateau et je me sens à l’aise au sein de la flotte. Depuis le début d’année, il y a eu beaucoup de travail et ça paye ! J’ai hâte de rejouer ! Il me manque encore un peu d’entraînement mais je sais que je peux faire de belles choses », poursuit le jeune navigateur.

Le départ aux Sables d’Olonne dimanche a donné d’emblée le ton de cette quatrième étape. Avec 22 nœuds de vent établi et une grosse houle, le dernier acte s’est d’abord joué au près le long des côtes vendéennes pour se poursuivre au portant à une cadence infernale en mer d’Iroise et en Manche. Un changement radical de conditions après trois étapes qui se sont déroulées dans le petit temps. « 

Environ une heure après le départ, mon solent s’est déralingué, il est sorti de l’étai creux en cassant la petite pièce métallique qui tient l’étai et cela m’a handicapé pour la suite. Je suis resté deux heures à l’avant à me prendre des vagues dans une mer très formée. C’était compliqué à gérer ! Ensuite, il fallait attaquer sans cesse ! Nous avons eu très peu de phases de repos sur cette étape. Juste avant l’Occidentale de Sein, il y a eu un gros grain, on s’est retrouvé à 15 nœuds sous spi à ne pas pouvoir lâcher la barre. La traversée de la Manche n’était pas évidente non plus car la moitié du bord s’est fait sous spi serré. Physiquement à la barre, cela tirait et mine de rien, la fatigue cumulée depuis un mois commençait à se faire ressentir. Maintenant c’est les vacances », sourit le skipper de Safran-Guy Cotten.

Encore une fois, Gwénolé Gahinet a pris beaucoup de plaisir dans l’apprentissage du solitaire en Figaro. Après la remise des prix samedi à Cherbourg-Octeville, le skipper va s’offrir un peu de repos avant de se tourner vers sa prochaine course : La Lorient-Horta-Lorient, troisième et dernière épreuve du championnat de France Elite de course au large, qui s’élancera le 6 septembre.


Voir en ligne : Info presse Mille & une vagues



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