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Pipof à la plage

Débuter le kitesurf à 40 ans : Bien s’équiper

De l’aile à la planche et l’équipement du rider

mardi 5 août 2014Christophe Guigueno

Débuter en kitesurf - et en particulier quand on a passé les 40 ans - demande un équipement spécifique. Il y a bien entendu le matos de kite, de l’aile à la glisse, et le matos du kitesurfer, pour sa vie aquatique et sa sécurité.

Pour le matériel de kite, il y a l’embarra du choix. On trouve son bonheur dans les surfshops et sur les sites de bonnes occasions. J’en ai déjà parlé. Pour ma part, je dispose d’une aile de chez Takoon. Une Log, sensée être plus facile pour les débutants que les ailes plus nerveuses. Tous les fabricants proposent d’ailleurs des ailes qui sont adaptées aux débutants. Pour la barre, les fabricants se seraient mis d’accord pour rendre leurs systèmes polyvalents. C’est déjà le cas pour l’ensemble des ailes de chaque marque et pour plusieurs générations. Il n’y a donc pas à changer de barre lorsque l’on dispose de plusieurs ailes d’une même marque. Si on a un quiver panaché, cela reste à vérifier...

Quiver : Un "quiver" se traduit par "carquois" en français... Un quoi ? Il s’agit en fait d’un étui pour que l’archer range ses flèches. Voilà un mot qui date du XIIIe siècle qui a retrouvé son sens avec les golfeurs, les surfers et... les kitesurfers. Il s’agit en fait de l’étendue de son matériel pour la pratique de son sport. Un quiver de golfer comporte plusieurs clubs. Celui du surfer comprend des boards de différentes tailles. Et pour les kiteux, on parlera de quiver lorsque l’on est équipé, par exemple, d’une aile de 12 m2 et d’une de 9...

Pour la planche, j’ai une F-One prêtée par un ami. Elle mesure 138 cm de long pour 40 de large. Après un petit retour d’expérience, j’aurais gagné du temps pour réussir mes water-starts si j’avais emprunté une planche de débutant, plus large, plus longue. Il ne faut pas acheter ce genre de planche qui ne sert qu’au tout début. Et on a toujours un pote qui en a une dans le grenier. Une fois la technique du water-start assimilée, on peut passer à une vraie planche twintip. Pour le surf, on verra l’an prochain !

Pour le matériel de glisse, c’est bon. Faut alors penser au (ou à la) pilote. D’abord, il faut une bonne combinaison. Lorsque l’on débute, on passe du temps dans l’eau. Et en Bretagne, l’eau est fraîche ! Si on débute en eaux chaudes (la chance !), on peut se contenter d’un shorty mais attention aux genoux... Un arrachage mal contrôlé sur la plage laisse des traces. Pour ma combinaison, j’ai une Quiksilver très serrée et très souple. C’est bien plus dur à enfiler que ma combinaison de Laseriste des années 90 mais c’est bien plus confortable. Avec un lycra, en hiver, ou sans, l’été, elle remplit parfaitement son job qui consiste à ne pas laisser le kitesurfer débutant se refroidir.

Pour le reste du matériel obligatoire, il y a bien entendu le harnais. J’ai choisi un harnais culotte de chez Takoon. Attention, cela taille large. Il faut bien serrer la sangle centrale et laisser un peu respirer celles qui entourent les cuisses. On trouve plus ou moins rapidement le bon réglage sachant que si une des trois lâche, c’est vite la galère.

Le débutant en kitesurf ne doit pas oublier le casque et le gilet de protection. On a l’air d’un âne avec son casque et son gilet mais ça permet de signaler aux autres kitesurfers notre niveau. Ça veut dire "attention, méfiez-vous de moi". Reste que le kite est un sport d’énervés. Beaucoup ne font pas grand cas des débutants et ça ne les gène pas de venir à fond de balle sous votre vent entre vous et la plage ou d’enchaîner des sauts à deux mètres de vous quand vous tentez de vous lancer.

Quant au reste du matos, il est à l’appréciation de chacun. Je suis un des rares à mettre des chaussons et des gants. Les gants, c’est parce que je reste un col blanc dont les mains sont plus habituées aux touches d’un clavier qu’aux pelletées de sable. J’ai gardé cette habitude du dériveur et je trouve pratique (pour le moment) d’avoir des gants pour tirer sur les lignes arrières pour re-décoller l’aile.

Les botillons, eux, les kitesurfers s’en passent en général car ils gênent le passage des pieds dans les foot-straps. Après plusieurs essais, j’en ai trouvé en néoprène d’1,5 mm d’épaisseur. Ils sont un scratch sur le coup de pied et un lacet au niveau du tendon d’Achille pour ne pas s’arracher. L’avantage, du coup, c’est de pouvoir marcher sans souci sur le sable grossier, les cailloux ou les chardons (l’ennemi des ailes). Et quand on débute, on marche beaucoup !

Petits bonus : la balayette et la caméra. La balayette aux poils fins est d’une utilité redoutable pour enlever le sable de l’aile lorsqu’on la plie. Voire pour enlever les grains qui collent à la combinaison et aux pieds. La voiture apprécie. La caméra GoPro (ou autre), c’est bien pratique pour voir ses erreurs. De l’extérieur on voit bien pourquoi on ne part pas : "la jambe avant n’est pas assez tendue". Et depuis le casque : "parce que la planche ne pointe pas assez sous le vent". Ensuite, ça permet de partager les meilleurs moments. Ou les pire !


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