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Dongfeng Race Team

Éric Péron : "C’est la première fois que je navigue vraiment en équipage au grand large"

"participer au tour du monde en équipage permet de bien préparer et présenter mon projet de Vendée Globe"

jeudi 28 août 2014Redaction SSS [Source RP]

Engagé dans l’équipage sino-français de Dongfeng Race Team, la grande aventure de la Volvo Ocean Race - le Tour du monde en équipage - débute pour Eric Peron. Ce vendredi, ils partent en convoyage vers Alicante où sera donné le départ dans un gros mois, le 11 octobre. Parallèlement, Eric met tout en œuvre pour enchaîner avec le Vendée Globe 2016/2017, via son club d’entreprises Be One Team.

Eric, cette fois nous y sommes : avec l’équipage de Dongfeng Race Team tu pars en convoyage vers Alicante et dans plus d’un mois ce sera le grand départ de la course. Comment est prévu ce convoyage et comment le ressens-tu ? C’est le début de la grande aventure ?

"Disons que l’aventure a déjà commencé - depuis le mois de mai dernier pour moi - mais c’est vrai que ce convoyage est un jalon important : nous sommes maintenant en mode compétition, nous n’avons plus droit à l’erreur. C’est un convoyage en situation de course : nous partons demain matin vendredi et nous nous sommes organisés exactement comme pour un vrai départ d’étape. C’est vrai pour nous autres de l’équipage à bord, mais c’est vrai aussi pour toute la logistique et l’équipe à terre, qui a un rôle déterminant dans cette épreuve. C’est une bonne manière de roder l’ensemble pour ce tour du monde en équipage. Côté personnel, comme les autres je pars pour neuf mois… Donc il a fallu s’assurer que tout continue à fonctionner aussi à terre pendant cette Volvo, notamment mon club d’entreprises Be One Team. Côté météo, nous devrions partir de Lorient avec des vents contre, mais la dépression devrait passer rapidement et nous pourrons ouvrir les voiles pour aller vite le long de l’Espagne et du Portugal. Je pense qu’on peut tabler sur 4 ou 5 jours de mer jusqu’à Alicante. Tous les marins chinois seront à bord, pour progresser encore avec nous."

Sportivement mais aussi humainement, la Volvo est un exercice délicat : vivre et naviguer ensemble pendant neuf mois n’est pas neutre. Comment vivez vous cela à bord de Donfeng, à la lumière des premières navigations de préparation courues, comme votre transatlantique ou le Tour des îles britanniques ?

"C’est la première fois que je navigue vraiment en équipage au grand large. Sur certains points c’est plus ‘confortable’ entre guillemets, car contrairement au solitaire cela permet d’utiliser le bateau à 100% en permanence. Du côté de la vie à bord, mais aussi à terre avec la logistique et l’équipe technique, on vit et travaille effectivement tous ensemble en permanence et pour moi c’est quelque chose de nouveau. Je suis confiant car tout se passe parfaitement bien : il y a une bonne ambiance et on prend du plaisir. Les marins chinois ont beaucoup progressé. Il y a du potentiel, tout le monde est motivé et tout le monde a envie de bien faire."

Parallèlement, on sait que tu te verrais bien enchaîner avec le Vendée Globe 2016/2017. Où en es-tu sur ce projet avec ton club d’entreprises Be One Team ?

"J’ai réussi à embaucher deux personnes pour gérer ce club d’entreprises, afin qu’il fonctionne en mon absence pendant la Volvo Ocean Race. Et je trouve que participer au tour du monde en équipage permet de bien préparer et présenter mon projet de Vendée Globe. Le cocon est en train de se former, il y a une vraie adhésion autour de ce projet. Nous avons déjà une trentaine d’adhérents à Be One Team et, comme je le disais, son activité ne s’arrête pas pendant la course, bien au contraire. Il y aura par exemple des événements aux escales de la Volvo, notamment à Lorient en juin prochain où nous pourrons encore expliquer les tenants et aboutissants du projet. Le but ultime est en effet de participer au Vendée Globe 2016/2017."

Enchaîner deux tours du monde – l’un en équipage et l’autre en solo - n’est pas banal… C’est le côté aventure, la découverte des mers du grand sud qui t’attirent ?

"Faire le tour du monde à la voile est quelque chose que j’ai toujours eu en rêve dans un coin de ma tête. Et là, c’est le moment pour moi ! Tout s’enchaine parfaitement bien avec cette Volvo… Ce qui m’attire beaucoup sur la Volvo Ocean Race est le fait de partir en équipe, de vivre une grande aventure humaine. En outre, le choc des cultures avec les marins chinois est très enrichissant. L’aspect découverte des escales et des autres pays l’est aussi, pour moi qui regrette parfois de naviguer sans m’arrêter. Le Vendée Globe, lui, ne s’arrête pas… C’est encore un autre défi, très différent - avec moi-même cette fois - d’imaginer que je partirai pendant trois mois seul autour du monde. En plus, le simple fait de tout mettre en place pour réussir à être au départ représente un sacré challenge à re ! lever. Monter un projet comme celui-là est également passionnant !"


Voir en ligne : Info presse Mer & Media / www.beoneteam.fr



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