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Défi Azimut

Seb Josse et Jérémie Beyou ont remporté la course de nuit lorientaise

Sidney Gavginet 2e en Ultimes : "C’était génial de naviguer au contact tout le temps"

samedi 27 septembre 2014Redaction SSS [Source RP]

Ça a joué serré, en Imoca comme en Ultimes, tout du long de ces 12 heures de sprint en solitaire au large de Lorient. Jérémie Beyou (Maître CoQ) l’emporte en Imoca sur forfait de François Gabart (Macif) qui n’a pas souhaité couper la ligne, car il a dû se faire aider par son médiaman pour un souci d’électronique. Ils avaient de toute façon bataillé toute la nuit et coupé la ligne à 40 secondes l’un de l’autre… Même duel sous les étoiles en Ultimes avec une arrivée au couteau entre Sébastien Josse (Edmond de Rothshild), vainqueur, et Sidney Gavinet (Musandam Oman Sail) 2e à deux petites minutes.

L’ensemble de la flotte de ce Défi Azimut s’est régalé sur ce parcours nocturne. Tous les solitaires ont franchement apprécié de se mettre en mode course le temps d’une nuit intense. Les yeux ne se sont pas fermés, les pilotes n’ont pas été branchés, les winches ont chauffé et les régatiers ont tout donné. Loin du rythme d’une transat, ce parcours court a chauffé les muscles et les dérives. À un mois du départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe : ça booste et ça fait du bien !

Bref, tous avaient le sourire au petit jour sur les pontons de la BSM et du port de Kernevel, à l’exception malheureusement de Vincent Riou (PRB) qui a pris un casier dans son hélice à l’approche des Birvideaux. Un poids mort qu’il a traîné toute la nuit, handicapant sensiblement sa VMG. Problèmes aussi pour Armel Tripon (For Humble Heroes), de vérin de quille... Le genre de soucis que l’on préfère gérer maintenant que dans un mois.

Pour les Imoca, ces 100 milles au large de leur terrain de jeu habituel ressemblaient fort à un format classique d’entrainement, mais il n’y a rien à faire, la pression de la course donne tout de suite une dimension supplémentaire à la confrontation. Et rien que pour ça, ils reviendront. Sentiment largement partagé par les skippers des Ultimes qui régataient ensemble, en solitaire, pour la toute première fois à l’occasion de cet Azimut UltimesChallenge. Un coup d’essai qui les a tous séduits.

François Gabart (Macif), arrivé en tête des Imoca, mais forfait pour avoir sollicité l’aide de son médiaman suite à des soucis électroniques :

« C’était une belle course, au coude à coude presque tout le temps. Après le départ sous spi, on a un peu allongé devant Safran. Le vent est ensuite un peu tombé en adonnant : du coup, Maître CoQ et Bureau Vallée sont passés dessous. Et après, ça a été à toi à moi avec Jérémie. C’est là que j’ai eu mes soucis d’électronique. Mais ça a été réglé très vite finalement, et on a repris le match, mais comme je m’étais fait aider, je n’ai pas voulu passer la ligne d’arrivée. »

Un geste d’une honnêteté exemplaire salué par Jérémie Beyou, l’ensemble des coureurs et la direction de course.

Jérémie Beyou (Maître CoQ) vainqueur du Défi Azimut Imoca :

« C’était super intense ! On s’est régalé ! On a fait beaucoup de manœuvres, de changements de voiles. En Imoca, si tu n’as pas la bonne combinaison de voile, tu t’arrêtes. Ça a été très sport ! On était au contact tout le temps, il ne fallait pas faire d’erreur dans les manœuvres. Pour nous, ça reste un entrainement, faire premier ou deuxième, ne change rien, surtout qu’au final, François était devant, il a très bien navigué et c’est super honnête de sa part d’avoir déclaré forfait. On se retrouve toujours à batailler à quatre bateaux avec Macif, PRB et Safran. Ce qui compte c’est de voir qu’on est dans le rythme et qu’on a bien travaillé. »

Sébastien Josse (Edmond de Rothschild), vainqueur en Ultimes :

« On a beau s’entraîner en solitaire, le fait d’être en course change bien la donne. C’est vraiment sympa de se bagarrer avec les copains, tous groupés, surtout dans une météo idéale pour nos multi de 70 pieds : mer plate, 15 nœuds… Et avec un Sidney à quelques longueurs pour éviter de s’endormir ! C’était parfait ! Nous sommes bien sûr loin du rythme d’une transat sur un petit parcours de ce type, je n’ai pas dormi du tout et je ne suis surement pas le seul, mais c’est super riche d’enseignements. »

Sidney Gavginet (Musandam Oman Sail) deuxième en Ultimes :

« C’était génial de naviguer au contact tout le temps. Les vitesses sont proches, ça a bataillé sans cesse. On a eu 9 à 12 nœuds de vent, avec des pointes à 26 nœuds en vitesse. Dés le départ, c’était déjà extraordinaire de voir les quatre bateaux partir au top ! Les trois plus « petits » on était au coude à coude jusqu’à Belle Ile, ensuite on a bataillé à deux : un tel rythme, ça promet pour la Route du Rhum ! C’était vraiment intéressant de travailler en course, les manœuvres, la vitesse. Je n’ai que 7 sorties en solo à mon actif. À chaque navigation, j’apprends beaucoup. »

- Retrouvez ici les vidéos du départ du Défi Azimut.


Voir en ligne : Info presse C.Ecarlat / Défi Azimut / www.defi-azimut.net


{{{Classement du Défi Azimut Imoca (avant jury)}}} -* 1 - Jérémie Beyou (Maître CoQ) arrivé à 5 h 52 mn 40 s -* 2 - Marc Guillemot (Safran) arrivé à 6 h 09 mn -* 3 - Vincent Riou (PRB) arrivé à 6 h 13 mn -* 4 - Louis Burton (Bureau Vallée) arrivé à 6 h 30 mn -* 5 - Armel Tripon (For Humble Heroes) arrivé à 7 h 42 mn -* NC - François Gabart (Macif) arrivé à 5 h 52 mn Le jury statue sur le sort de François Gabart, premier Imoca. Dans la nuit, le skipper de Macif a dû en effet laisser quelques instants la barre à son mediaman, le temps de faire face à des soucis électroniques. Il a donc ensuite décidé de ne pas couper la ligne d’arrivée. {{{Classement de l’Ultimes Challenge Azimut}}} -* 1 - Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) arrivé à 6 h 15 mn -* 2 - Sidney Gavinet (Musandam Oman Sail) arrivé à 6 h 17 mn -* 3 - Yann Eliès (Paprec Recyclage) arrivé à 6 h 37 mn -* 4 - Loick Peyron (Banque Populaire) arrivé à 6 h 38 mn


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