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Volvo Ocean Race

Desjoyeaux, Lunven, Caudrelier, Bidégorry et 6 autres frenchies sur la Volvo Ocean Race 2014

Jean-Pierre Champion : "C’est le signe de la richesse des talents issus de notre pays"

vendredi 3 octobre 2014Information FF Voile

La Volvo Ocean Race, le tour du monde en équipage en 11 étapes, organisé tous les trois ans, d’une durée de 9 mois et réservé aux monocoques de 65 pieds, débutera le 4 octobre prochain. Au départ de cette course considérée par la FFVoile comme l’un des quatre événements phares de la voile internationale, 10 Français embarqueront au sein de quatre équipages différents.

En 2012, Franck CAMMAS et son équipage à bord de Groupama 4 avaient fait résonner la Marseillaise à Galway lors de l’arrivée de cette course mythique, lancée en 1973. Une victoire, la seconde victoire Française après Lionel PEAN en 1986, qui avait été un coup de tonnerre dans ce milieu très anglo-saxon et qui avait déjà porté haut la qualité de la formation Française. Aujourd’hui, fort de cette réputation, les français reviennent encore en force à des postes clés. {{Dongfeng Race Team (chinois) : 5 Français}} - Skipper : Charles CAUDRELIER - Navigateur : Pascal BIDEGORRY - Equipiers : Kevin ESCOFFIER, Eric PERON, Thomas ROUXEL {{Team España (Espagne) : 3 Français}} - Chef de quart / Coach : Michel DESJOYEAUX - Navigateur : Nicolas LUNVEN - Equipier : Anthony MARCHAND {{Team Brunel (Hollande) : 1 Français}} - Equipier : Laurent PAGES {{Team Alvimedica (Américano-Turc) : 1 Français}} - Equipier : Sébastien MARSSET Issus pour la plupart de la filière Course au Large en Solitaire, sept d’entre eux ont participé à la Solitaire du Figaro (Charles Caudrelier, Pascal Bidégorry, Michel Desjoyeaux, Nicolas Lunven, Anthony Marchand, Eric Peron, Thomas Rouxel) et quatre l’ont remporté (Charles Caudrelier, Pascal Bidégorry, Michel Desjoyeaux et Nicolas Lunven). Ces navigateurs ont su en parallèle multiplier les expériences sur les épreuves composant le Championnat de France Elite de Course au Large en Equipage (comme par exemple le Tour de France à la Voile) ou sur des courses de référence, telles que le Fastnet ou le Trophée Jules Verne. C’est donc 10 marins issus des filières de la Course au Large Françaises, qui se retrouvent à Alicante : une délégation à laquelle il est possible d’ajouter, bien que de nationalité non française, deux autres dignitaires en la personne de Sam Davies (Skipper de Team SCA) et Sam Goodchild (Equipier sur Mapfre). Jean-Pierre CHAMPION, Président de la Fédération Française de Voile (FFVoile), explique : « Ce tour du monde en 11 escales dans 11 pays différents, avec un départ et une arrivée en Europe, constitue l’événement sportif le plus long au monde, avec un véritable terrain de jeu international, qui va traverser quatre océans et cinq continents pendant neuf mois. Un tel plateau et une telle représentativité française sur une course de cette ampleur – avec 10 français -, est encore un signe du très haut niveau de nos navigateurs, qui nous permettent de faire rayonner la voile française dans le monde entier. C’est le signe de la richesse des talents issus de notre pays et pour la plupart, des filières de formation proposées sur l’ensemble du territoire national. En effet, l’apprentissage de la voile et les différents cursus en France sont performants. Nos filières sont clairement identifiées, nos Pôles France sont parfaitement fonctionnels, nos collectifs, qu’ils soient Bleuets, France Jeune ou bien Equipes de France permettent d’accompagner nos sportifs au plus haut niveau et nos grandes épreuves Nationales sont de parfaits tremplins. N’oublions pas qu’une des missions de la Fédération Française de Voile, à travers ses 1074 clubs, est notamment de détecter et accompagner les champions de demain. Au vu du nombre de français engagés sur cette édition de la Volvo Ocean Race, ou encore les excellents résultats de l’Equipe de France de Voile Olympique il y a quelques jours à Santander, sans oublier nos funboarders en tête des classements mondiaux, nous prouvons que notre formation est complète et pluridisciplinaire. Et bien que notre jeune génération ait obtenu de très bons résultats cette année, nous nous devons de rester vigilant et à l’écoute de l’évolution de notre sport, car le haut niveau international est exigeant, tout le temps. ». Michel DESJOYEAUX, Chef de quart / Coach sur Team España : « C’est intéressant de voir comment la Volvo Ocean Race, qui a plutôt une connotation anglo-saxonne, attire finalement de nombreux Français. La victoire de Franck Cammas sur la Volvo a donné des idées à d’autres marins français. Et ces marins sont issus de toutes les filières de formation françaises, que ce soit en équipage avec notamment le Tour de France à la Voile ou que ce soit en solitaire. Aujourd’hui, le marin français se porte bien, il se vend très bien sur les circuits internationaux tant qu’il arrive à parler anglais ! Les filières françaises forment à tout, du solitaire à l’équipage, de la régate à la course au large, et c’est ce qui rend la culture voile française très intéressante. » Charles CAUDRELIER, skipper sur Dongfeng Race Team : « La voile française se porte très bien. Effectivement nous sommes nombreux à être engagés sur la Volvo Ocean Race au sein d’équipages chinois, hollandais, espagnol… Nous avons tous des profils différents, mais les compétences et l’expérience des Français ne font aucun doute sur un circuit international comme celui de la Volvo. De mon côté, j’ai commencé par le Figaro, donc je naviguais plutôt en solitaire et en double. Après le Figaro, j’ai fait du trimaran 60’ en équipage, puis j’ai fait du double pour la Transat Jacques Vabre. J’ai aussi participé au Tour de France à la Voile, notamment en 2005, puis plus récemment avec Franck Cammas : une super école pour la course en équipage, pour la régate au contact, le large et les parcours en baie. Tout cela fait la richesse des filières de formation. »


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