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Sébastien Simon : "Si on m’avait dit que j’allais gagner au départ, je n’y aurais pas cru, c’est sûr"

samedi 13 juin 2015Redaction SSS [Source RP]

A 21h45 vendredi, Sébastien Simon a franchi en vainqueur la ligne d’arrivée de la deuxième étape de la 46e édition de La Solitaire du Figaro – Eric Bompard cachemire. Le skipper Bretagne – Crédit Mutuel Espoir, qui s’était installé aux commandes de la flotte hier, aux alentours de 7 heures du matin, aura donc réussi à conserver son rang jusqu’au bout, résistant notamment à la pression exercée par des concurrents redoutables tels que Xavier Macaire ou Yann Eliès, sur l’ensemble des 330 milles du parcours entre La Corogne et Concarneau.

Du haut des ses 25 ans (fêtés le mois dernier) et pour sa deuxième participation à l’épreuve seulement, le jeune marin a donc frappé un grand coup. Ses premières réactions à chaud.

Sébastien, quel sentiment domine après cette éclatante victoire ?

« Je suis super content. En franchissant la ligne d’arrivée, j’ai explosé de joie, cependant, je ne réalise pas trop, je crois. Si on m’avait dit que j’allais gagner au départ, je n’y aurais pas cru, c’est sûr. C’est génial, tout simplement génial. Et je suis d’autant plus content que je m’impose en Bretagne. C’est un joli cadeau pour mes partenaires. »

Racontez-nous : comment avez-vous fait le « break » ?

« Nous nous sommes retrouvés dans une molle, avec le centre d’une dépression à contourner. Certains sont partis à terre et ont été sanctionnés durement en se retrouvant relégués derrière avec pas mal de retard. D’autres, sont partis plus au large. Moi, j’étais dans ce paquet là, et j’ai réussi à me faufiler dans un trou de souris sans que personne ne me voie. Ensuite, les choses se sont enchaînées presque parfaitement. J’ai toujours été bien inspiré, que ce soit dans ma stratégie par rapport aux autres ou dans ma stratégie par rapport aux oscillations du vent. Dès que je déclenchais un empannage, il s’avérait que ça payait. Sans doute qu’à un moment donné, j’ai eu un peu de chance, mais j’ai vraiment bien réussi à faire marcher le bateau. Le plus dur, pour finir, c’était de réussir à contrôler mes poursuivants directs jusqu’à l’arrivée, de ne pas me faire doubler. »

Vous aviez une grosse pression ?

« Au début, j’étais content d’être premier. Dans un deuxième temps, je me suis rendu compte que ça allait être chaud de gérer jusqu’au bout avec des Eliès ou Macaire à mes trousses. J’avais cependant une belle avance de 1,5 ou 1,7 mille. Je me suis attelé à la conserver au maximum. Parfois ça revenait par derrière et parfois ça repartait par devant. Au final, ça s’équilibrait toujours. J’avoue que j’ai passé beaucoup de temps à regarder l’AIS, même si j’avais conscience qu’il ne fallait pas trop que je m’énerve dessus. »

Une victoire d’étape pour une deuxième participation à la Solitaire, c’est quand même quelque chose…

« Je suis le premier surpris. Je sais que certains, comme Thierry Chabagny (le vainqueur de la première étape, ndlr), ont mis 14 ans pour réussir à en gagner une. Moi, c’est arrivé tout de suite ou presque. C’est vraiment super. Maintenant, on verra si j’arrive à refaire aussi bien. Ma saison se passe bien depuis le début. Je veux continuer sur ma lancée… sans me mettre la pression pour autant ».

Info presse Rivacom



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