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Alexis Loison : "mes racines sont en Normandie"

lundi 20 août 2018Redaction SSS [Source RP]

C’est désormais dans moins d’une semaine que sera donné le coup d’envoi de la 49e édition de la Solitaire Urgo – Le Figaro au Havre. Tout juste de retour de quelques jours d’oxygénation à la montagne et remonté comme un coucou, Alexis Loison est d’ores et déjà fin prêt à en découdre. Pour sa 13e participation à la course depuis 2006, le skipper de Custo Pol vise logiquement la victoire dans l’épreuve et compte de très nombreux atouts, ainsi qu’il l’a montré depuis le début de la saison avec une formidable régularité aux avant-postes. Mais qui est-il vraiment ? Un homme résolument attaché à ses racines normandes que l’on vous propose de découvrir un peu plus à travers les différents lieux qui l’inspirent ou qui font son histoire dans la région.

Rouen, là où tout commence

« Je suis né le 11 août 1984 à Rouen. Mon père terminait alors ses études de médecine à la faculté de la ville (il est aujourd’hui chirurgien orthopédiste et traumatologue, ndlr). Nous y sommes restés jusqu’à mes cinq ans puis nous avons déménagé à Urville-Nacqueville. J’ai fait toutes mes études primaires sur place puis j’ai poursuivi le lycée à Cherbourg. Même chose pour mon petit frère et ma petite sœur. »

Omonville-la-Rogue, un lieu à part

« Le village d’Omonville-la-Rogue, situé, sur la route côtière qui relie Cherbourg au cap de la Hague, est un endroit que j’aime beaucoup. Il est célèbre pour son petit port de pêche et c’est vrai que c’est un endroit vraiment chouette. J’y ai fait mon tout premier stage d’Optimist alors que j’avais 7 ans. »

Urville-Nacqueville, le centre familial

« Ma famille est Normande depuis trois générations. Aujourd’hui, mes grands-parents, ma mère, mon oncle et ma tante vivent tous à Urville-Nacqueville dans un rayon d’un kilomètre. La grande plage de sable fin, devenue la station balnéaire au début des années 1900, est la plus proche de Cherbourg. C’est vraiment un lieu que j’affectionne particulièrement »

Le Havre, des bons souvenirs

« Cette année, Le Havre est la ville de départ de la 49e édition de la Solitaire Urgo - Le Figaro. Je me souviens être venu dans le même cadre en 2010. C’est un joli souvenir pour moi et je suis content d’y revenir même si on n’est pas au même endroit puisque c’est le port de plaisance qui nous reçoit et non plus les bassins de l’Eure et Paul Vatine. L’accueil y est toujours excellent ! »

La Manche, un territoire attachant

« Je m’entraîne au Pôle Finistère Course au Large à Port-la-Forêt. Il serait sans doute plus simple que je m’installe vraiment sur place ou à Lorient mais mes racines sont en Normandie. Cherbourg-en-Cotentin fait partie des lieux où l’on pleure en arrivant, mais aussi en repartant. J’y suis très attaché. J’y ai mes repères, mes copains… et puis je ne suis pas frileux ! (Rires) C’est vraiment important pour moi d’y revenir dès que je peux même si j’avoue que si j’y reste trop longtemps, je peux parfois finir par un peu tourner en rond ».

Le Tour des Ports de la Manche, une régate immanquable

« S’il y a une régate que j’apprécie particulièrement en Normandie, c’est le Tour des Ports de la Manche, sans hésiter. Tous les ans, en juillet, l’épreuve relie différents ports de plaisance de la Manche et des îles anglo-normandes. J’ai dû la faire une dizaine de fois. Pour l’anecdote, la première fois que j’ai fait un dossier de sponsoring, c’était justement pour cette course. C’est vraiment là que mon histoire avec la course au large a commencé. On était toute une bande de copains. On était vraiment livrés à nous-mêmes mais on faisait, malgré tout, des trucs vachement bien surtout que, mine de rien, c’est une régate très disputée. Je l’ai encore refaite cette année. Au départ, je ne devais disputer qu’une étape et au final, j’en ai fait quatre. C’est vraiment sympa ».

La mer de la Manche, aussi belle que piégeuse

« La mer de la Manche, c’est là que j’ai appris à naviguer. C’est un coin que j’aime bien et dont je commence à bien connaître les spécificités parce que quand tu te fais piéger trois fois, la quatrième tu sais ce qu’il faut faire. Elle me réussi souvent bien mais je n’oublie pas qu’il y a deux ans, j’ai justement perdu la Solitaire en Manche. Sur un seul coup, j’ai pris une heure dans la vue et ça a été fatal pour ma course. Ca reste un plan d’eau que j’aime mais dont je me méfie énormément car les erreurs qu’on y commet font généralement très mal ».

Un duo père – fils performant sur les épreuves locales… et pas que

« J’ai commencé à naviguer avec mon père quand j’étais ado. Je me rappelle d’une Transmanche en double que l’on voulait courir en 2001. On avait été refusé car les instructions de course stipulaient qu’il fallait avoir au moins 18 ans pour participer. Je n’en avais que 17. Du coup, on était parti faire une autre course. Depuis, on a beaucoup enchaîné les milles ensemble, en prenant notamment part à de nombreuses régates du RORC. Notre plus belle victoire reste, à ce jour, assurément, celle que nous avons décrochée en 2013 lors de la 45e Rolex Fastnet Race en IRC. Personne ne nous attendait. On a été le premier duo à s’imposer dans cette course réservée aux équipages depuis quatre-vingt-huit ans. Ça reste un grand souvenir et une petite fierté (Rires) ».

Un petit pêché… Normand

« La teurgoule, une vraie spécialité normande ! Un bon dessert dont le riz et le sucre sont noyés dans du lait entier qui, lors de la cuisson, absorbe les grains de la céréale de telle manière qu’ils fondent presque totalement dans une crème onctueuse parfumée à la cannelle. Très bon ! »


- Info Agence TB PRESS



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