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#VG2016

Vendée Globe : Alex Thomson s’adjuge un nouveau record au Cap de Bonne Espérance

17 jours 22 h et 58 mn : plus de 5 jours de moins que le temps d’Armel Le Cléac’h en 2012

jeudi 24 novembre 2016Information Vendée Globe

Alex a doublé la longitude du cap de Bonne Espérance à 12h00 ce jour et poursuit sa chevauchée dans l’océan Indien avec des vents qui devraient faiblir. Cet après-midi, Morgan Lagravière a annoncé une avarie de safran sur son foiler suite à un choc avec un OFNI. Des chocs, qui décidément, mettent à mal la flotte du 8e Vendée Globe après les abandons de Bertrand de Broc et de Vincent Riou, et les avaries successives d’Alex Thomson et de Sébastien Josse…

« Il faut continuer et perdre le moins possible » expliquait Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) au Vendée Live ce midi. Pour la tête de flotte, la régate bat son plein au moment de rentrer dans l’océan Indien et d’attaquer la longue navigation dans les mers australes. Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) semble, ce soir, réduire un peu l’écart (90 milles) avec l’indétrônable leader de la flotte (en tête depuis bientôt 12 jours !). Sébastien Josse, lui, a empanné ce midi pour mettre du sud dans sa route et rejoindre les Kerguelen avec ses camarades de jeu.

Encore un nouveau temps de référence !

Alex Thomson vient de faire baisser la barre de la descente de l’Atlantique à 17 jours 22 h et 58 mn soit plus de 5 jours de moins que le temps établi par Armel Le Cléac’h en 2012 (22 jours 23 heures et 46 mn). Mais les moyennes devraient commencer à sensiblement baisser dans une zone de transition météorologique qui permettra peut-être aux marins de tête de prendre un peu de repos… Depuis 18 jours, ils sont sur le pont !

La longue route avec des hauts et des bas…

« Je ne peux pas être en mode course, ce n’est pas le Vendée Globe que j’attendais et que j’imaginais faire. Je subis plus que je n’anticipe… Je vais continuer à avancer tant bien que mal malgré les soucis techniques mais c’est dur. »

confiait cet après-midi à la vacation Jérémie Beyou (Maître CoQ) handicapé par ces deux fleets (moyen de communication par satellite) totalement hors-service. Le skipper ne peut plus recevoir de fichiers météo et doit faire sa route à l’ancienne, au baromètre et au flair. Plus loin derrière, à 2000 milles de Maître CoQ, le groupe des 14 Imoca, non loin de la latitude de Rio de Janeiro, a souffert toute la nuit dernière et commence à trouver l’Atlantique Sud bien longuet :

« Si j’ai décidé de faire le Vendée Globe c’était aussi pour revenir dans ce vent austral qui m’attend et dont j’ai hâte ! J’ai déjà connu ces mers il y a quelques années. Il y aura de la glisse, c’est un toboggan génial, mais il faut bien se préparer. »

Bien se préparer à l’océan Indien puis au Pacifique Sud, tel est l’objectif pour tous les marins du Vendée Globe. Les contrôles du bateau, les réparations des voiles, les menues bricoles : voilà, à côté de la régate, le programme des prochains jours en mer… avant de rentrer dans le dur.

Problème de safran pour Morgan Lagravière (Safran) suite à un choc avec un OFNI

A 12h10, heure française, alors qu’il naviguait à une vitesse de 18-19 nœuds, le monocoque Safran s’est couché. Morgan a tout de suite constaté que le safran tribord était relevé et qu’une partie du gouvernail était cassée, probablement du à un choc avec un OFNI (objet flottant non identifié). Morgan va bien, il reste en contact avec son équipe pour évaluer la possibilité de réparer et de poursuivre la course.


Passage à la longitude du cap de Bonne-Espérance

  • 1-Alex Thomson : 17j 22h 58’
  • 2-Armel le Cléac’h : 18j 03h 30’ à 04h 32’ du leader
  • 3-Sébastien Josse : 18j 12h 42’ à 13h 44’ du leader

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