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#Imoca #RdR2018

Boris Herrmann : "Quel bonheur de me retrouver sur la terre ferme"

samedi 17 novembre 2018Redaction SSS [Source RP]

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Après 13 jours, 3 heures, 47 minutes et 30 secondes de course, Boris Herrmann a coupé la ligne d’arrivée de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe, transatlantique en solitaire, organisée tous les quatre ans. Au total, le skipper de Malizia 2 – Yacht Club de Monaco a parcouru 4437 milles à la moyenne de 14,05 nœuds.

« Je vise le top 5 » déclarait Boris Herrmann au départ du Havre le 4 novembre dernier. Objectif atteint pour le skipper du Yacht Club de Monaco et son monocoque à foils Malizia 2, qui arrive 5e dans la classe Imoca (20 inscrits). La victoire revient à Paul Meilhat, après la pénalité infligée à Alex Thomson (Hugo Boss), premier skipper en Imoca (monocoques de 18 m) à arriver à Pointe-à-Pitre, vendredi matin, mais pénalisé de 24 heures, pour avoir utilisé son moteur après s’être échoué à une soixantaine de milles de l’arrivée.

Boris Herrmann a démontré une belle combativité, isolé avec son option très au Nord, affrontant des conditions de vent et de mer exigeantes. Une belle performance pour ce marin de 37 ans, qui participait à sa première traversée transatlantique en solitaire et qui s’est même offert le plaisir de passer 24h en tête de la flotte pendant la course.

« Quel bonheur de me retrouver sur la terre ferme ! La route Nord a été très éreintante, j’ai pris une série de grains jusqu’à 43 nœuds. Naviguer au près, ce sont des enchaînements compliqués à gérer, des changements de voiles, des prises de ris. Initialement, j’avais prévu de rester avec le gros de la flotte mais, étant resté arrêté dans la seconde zone de basses pressions après le départ, je me suis retrouvé en queue de peloton et je voyais Paul (Meilhat) et Vincent (Riou) filer devant à 15 noeuds alors que je restais collé à 2 noeuds pendant de longues heures. Tout comme Yann (Eliès) qui a néanmoins fini par toucher de l’air alors que je continuais à être ballotté avec des voiles fasseillantes. Malizia II se retrouvait condamnée dès le premier jour de course. Quelques heures plus tard je sortais de ce trou d’air sans ne plus pouvoir joindre les concurrents échappés. Je me retrouvais alors dans une course contre moi-même ; seul ; alors que j’aurais bien sur préféré être en course contre des concurrents directs. Cela n’a pas été simple, j’ai dû m’accrocher, soutenu par de nombreux messages d’enfants d’école de Monaco, mais aussi d’Allemagne. Je tiens vraiment à les remercier pour leur soutien, ils m’ont vraiment porté dans les moments les plus difficiles… Et, au final, j’ai énormément appris. Objectif : le Vendée Globe 2020 ! » confiait à son arrivée le régatier du Y.C.M.


Voir en ligne : Press info Mer & Média / www.borisherrmannracing.com



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