SeaSailSurf®

Du grand large à la plage : Toute l’actualité des sports de glisse depuis 2000

Forum

Quelles classes pour quelle course au large ?

Comment voyez-vous l’avenir des Mini, ORMA, IMOCA et autres G-Class...

mardi 3 janvier 2006Christophe Guigueno

La saison 2006 verra-t-elle de gros bouleversements dans le circuit de course au large professionnelle ou semi-amateur ? On pourrait le croire selon les succès ou infortunes des classes Volvo 70, ORMA, IMOCA, voire Class 40 et Mini 650... Et vous, vous en pensez-quoi ? Acteur, amateur, supporter, comment voyez-vous l’avenir de la course large et qu’en attendez-vous ?

Elements de discussion : Petits points sur les séries existantes... Les trois seules classes sereines de la course au large actuellement sont la Classe Mini, la classe Figaro-Bénéteau et l’IMOCA.

Les minis, forts de leurs 400 adhérents, de leurs nombreux protos et séries récents, suite au succès de la Transat 650 de 2005 et bien entendu grâce à son plateau le plus international du monde de la course au large, représente la série en plein boom. Seule ombre au tableau, l’annulation de la course entre Nantes et Les Açores rappelle à tous que l’inflation des budgets (skippers et organisateurs) a ses limites...

L’autre classe forte est donc la Classe Figaro-Bénéteau qui parcourt l’Atlantique et la Méditerranée sur un circuit annuel qui a éduqué tous les plus grands skippers français. Son succès n’est plus à démontrer même si trouver un budget complet pour un skipper reste une tâche difficile. Mais le tandem transat en double ou solo et Solitaire Afflelou Le Figaro fait toujours recette.

Enfin, il y a l’IMOCA, la classe des monocoques Open dont l’épreuve phare est le Vendée Globe. Les sponsors ne s’y trompent pas et y allouent des budgets de plus en plus importants alors qu’ils boudent la série des multicoque de la même taille (60 pieds). Reste que la Classe se prend le pied dans le lancement de courses à surenchères qui peuvent plomber la catégorie.

En dehors de ces deux classes de bateaux, il y a les séries en crise comme celle des trimarans ORMA, les G-Class et celle des 50 pieds.

Les 50 pieds tout d’abord. Que ce soit en monocoque où le seul réel objectif reste 5-Oceans (ex-Around Alone) ou en trimaran où le superbe trimaran de Franck-Yves Escoffier tue la concurrence, il est difficile d’imaginer un avenir serein à ces catégories. Elles demeurent des classes se semi-amateur sans grand retour médiatique à part quand le Malouin gagne la Transat Jacques Vabre 2005 ce qui ne plaît pas du tout aux séries de 60 pieds.

Ces trimarans de 60 pieds, en 2002 comme en 2005, ont montré leurs limites en course au large. La Multicup initiée par le Baron de Rotshchild et approuvée en dernier recours par l’ORMA peut sauver la classe mais en la limitant aux grand-prix vient approter une solution. La Formule 40 était une si belle idée... Devenue batarde entre les engins de rade et les bateaux de course au large, l’ORMA pourra-t-elle survivre ?

Les G-Class ont pris un sacré coup dans l’aile avec les délires de Qataris. Le nouveau Groupamax pourrait relancer cette catégorie mais à condition qu’il soit à même de faire mieux que le high-score réalisé début 2005 par l’équipe de Bruno Peyron. La barre est haute ! Parallèlement à cette classe hors normes en équipage naissent des projets d’engins géant conçus pour le solo à l’instar du trimaran de 75 pieds d’Ellen MacArthur : un projet pour Francis Joyon, les trimarans monotypes d’Yves Parlier, le trimaran de Thomas Coville... alors équipage ou solo ?

Et les classes d’avenir dans tout cela ? Apporteront-elle la solution ?

La nouvelle classe de 70 pieds pour la Volvo Ocean Race a produit de beaux engins pour courir autour du monde en équipage. Mais il n’y a eu que sept bateaux au départ d’Espagne l’an passé et ils n’ont pas tous bouclé la première étape. Cette série va-t-elle se développer et devenir une référence pour les prochaines éditions ?

Revenons aux multicoques lancés pour le solo. Avec le déclin du trimaran de 60 pieds, organisateurs et coureurs vont devoir trouver une solution pour relancer des événements intéressants. Route du Rhum et Transat Jacques Vabre sont les premiers ciblés. Pourquoi pas une classe de trimarans de 75 pieds comme celui d’Ellen MacArthur inspiré du Fleury Michon VIII vainqueur du Rhum 1986 ? Sans foils, sans mât basculant mais à même de faire le tour du monde, une classe de 75 pieds serait-elle une bonne solution. C’est ce que penserait Parlier qui vise un poil plus (trop) grand avec un monotype de 80 pieds. Mais alors qui organisera le Vendée Globe des multicoques ? Et quid des projets séparatistes ?

Enfin, il y a une classe qui pourrait faire référence à l’avenir, surtout du côté des semi-amateurs... Il s’agit de l’excellente Class 40 qui sera présente sur le Rhum mais dans une catégorie de 40 à 45 pieds. Bâtard encore mais le nombre de participants pourrait pousser les organisateurs classique à leur faire honneur ou bien à laisser la place à d’autres.

21, 40, 50, 60, 70, 75 ou 80, et plus encore de pieds ? Comment les classes vont-elles s’organiser à partir de 2006 ? Comment va se poursuivre la sélection naturelle faite par les sponsors et les organisateurs ? Et surtout, qu’en attendez-vous ? A vos clavier !


Additif au carnet de bord du Capitaine : Paris le 9 janvier 2006, comme d’habitude, qunad je tente de lancer un sujet de discussion, celui-ci dévit très vite vers d’autres thèmes. Pas de souci puisque l’enjeu consiste à discuter et à donner la parole à ceux qui ne diposent pas forcément d’un média pour s’exprimer. Donc. Le thème originel était de savoir ce que vous pensiez des différentes classes de course au large et de leur avenir. Il a dévié vers "Quelle nouvelle classe dans le journalisme ?" ou presque... ;-) Mais le problème est que les commentaires se sont éparpillés entre l’excellent blog de Pierre-Yves Lautrou et ici. Alors pour ceux qui ont raté un morceau, allez aussi visiter le blog de PYL ici en particulier avec l’article "La findes illusions". Mais vous pouvez encore poursuivre le débât et échanger vos idées ici et, pourquoi pas, revenir au thème orginel sur les classes de la courses au large. [Pipof]


A la une