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Gitana 17 : Le Maxi Edmond de Rothschild de Sébastien Josse a été mis à l’eau à Vannes

lundi 17 juillet 2017Redaction SSS [Source RP]

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À 10h30 ce lundi, le premier trimaran océanique conçu pour voler au large a été mis à l’eau à Vannes sous le regard de ses armateurs, Ariane et Benjamin de Rothschild, de ses designers et constructeurs, et bien sûr de toute l’équipe du Gitana Team autour de son skipper Sébastien Josse.

Le spectacle est à la hauteur des 170 000 heures de travail effectuées, et 20 mois de chantier, pour la genèse de ce bateau hors du commun. Après sa mise à l’eau, le Maxi Edmond de Rothschild, unité de 32 mètres de long par 23 de large, a ensuite rallié son port d’attache de Lorient. C’est là que son mât a été construit et l’attendait, entouré de toutes les personnes qui ont fabriqué avec précision, patience et savoir-faire cet espar de 35 mètres qui portera jusqu’à 650 m2 de toile.

Des voiles qui, avec les coques, constituent de façon totalement inédite une véritable œuvre originale, celle de l’artiste américain Cleon Peterson. En effet, sous l’impulsion d’Ariane de Rothschild, Gitana 17 devient aujourd’hui la plus grande œuvre hors-les-murs du Lasco Project, programme artistique du Palais de Tokyo dédié aux arts urbains.

Sportivement, Sébastien Josse peut désormais vraiment rencontrer cette nouvelle machine. Le marin niçois va prendre ses marques, s’appliquer à y aller pas à pas, avec humilité, avant de s’élancer sur l’Atlantique, le 5 novembre prochain en compagnie de Thomas Rouxel. Ce sera, en double, sur la Transat Jacques Vabre entre Le Havre et Salvador de Bahia au Brésil. Dans les deux années à venir, le skipper participera notamment à La Route du Rhum (2018) puis à la première course autour du monde en solitaire créée pour ces multicoques ultimes (2019).

Ariane de Rothschild, armateur du Gitana Team : « Ce trimaran perpétue magnifiquement les 140 années de bateaux Gitana ainsi que de recherche et développement au sein de notre famille. Le Maxi Edmond de Rothschild est l’aboutissement de longues réflexions, tant technologiques qu’esthétiques. Il est l’histoire d’une quête continue et d’expérimentations réalisées notamment sur le trimaran Gitana XV, puis avec Gitana 16 (monocoque à foils pour le Vendée Globe). Grâce aux dessins de Cleon Peterson, ce trimaran défend également l’art et donne un écho magnifique à ce que nous faisons aux travers de nos fondations qui traitent de sujets comme l’insertion, la violence urbaine et la philanthropie. Pour toutes ces raisons, ce bateau défend de la plus belle des manières des valeurs que notre famille porte depuis des générations. »

Benjamin de Rothschild, armateur du Gitana Team : « Cette mise à l’eau a été bien sûr émouvante. A travers le temps, les bateaux Gitana ont eu leur part d’innovations et celui-ci poursuit cette tradition avec l’ambition d’être le premier trimaran offshore volant. La tradition se perpétue avec l’audace que cela implique, tout en faisant confiance à Guillaume Verdier qui a fait ses preuves et à notre équipe qui ne cesse de progresser. C’est aussi une période très stimulante avec ces records qui tombent actuellement, ce qui place la barre toujours plus haute. Nous avons maintenant vraiment hâte de mettre le mât, les voiles et de naviguer . »

Cyril Dardashti, directeur général du Gitana Team : « Nous vivons une journée très émouvante et importante dans l’histoire du Gitana Team. L’équipe a travaillé d’arrache-pied pour mettre à l’eau ce bateau dans les temps et ça n’a pas été facile tous les jours car le Maxi Edmond de Rothschild est une unité exceptionnelle, hors normes. Les dernières semaines ont été particulièrement intenses pour chacun de nous et je suis très fier de l’équipe car nous avons su nous dépasser ensemble pour clore le chapitre de la construction et démarrer la vie de ce Maxi. C’est le début d’une nouvelle histoire mais déjà la réalisation est exemplaire. Je le repète souvent mais nous avons une chance incroyable qu’Ariane et Benjamin de Rothschild nous honorent d’une telle confiance et nous permettent ainsi d’oser dans l’innovation. Une telle passion et un tel engagement sont le moteur quotidien du Gitana Team. »

Sébastien Josse, skipper du Gitana Team : « Je suis forcément très impatient mais je reste discret et suis très impressionné par le travail de toute l’équipe. On ne naviguera pas pareil en solitaire ou en équipage, ni en records ou en courses. Les records sont aujourd’hui battus par des équipes qui s’y attèlent depuis longtemps. Il y a une grande part d’inconnu, beaucoup de choses sont ici essayées pour la première fois. Nous allons devoir y aller crescendo, se rencontrer avec ce bateau, s’écouter pour bien se comprendre. La course autour du monde de 2019 apportera en temps voulu, cette pression de la compétition qui va nous passionner avec non seulement la part technologique et bien sûr une aventure humaine incroyable dans une ambiance de pionniers. »

Pierre Tissier, directeur technique du Gitana Team : « Il y a dix ans, nous nous interrogions sur la taille des enrouleurs de voiles d’avant, de la force que supportaient les winches, si on mettait des vérins pour certaines fonctions ou de la bascule sur le mât. Aujourd’hui, on ne se pose plus ces questions mais on se demande quel angle donner aux flaps (comme les volets des ailes d’avion), quel type, quelle envergure... On se pose de nouvelles questions sur de nouvelles choses. C’est un bateau de large conçu comme un petit foiler et il a quasiment toutes les fonctions d’un bateau de l’America’s Cup. C’est le début d’une longue découverte, on ouvre une voie, avec un bateau qui a le potentiel de voler au large, maintenant il s’agit de le faire. »

Guillaume Verdier, architecte naval : « L’idée première était de concevoir le premier bateau océanique capable de voler avec une fiabilité à toute épreuve. Il y a des élévateurs sur tous les appendices. La dérive a, elle-aussi, un plan porteur en forme d’aile de raie afin de gagner encore un peu plus en stabilité en gîte et avec le roulis. Cela fait énormément de points de réglage pour Sébastien (Josse). Il va falloir y aller par étape, savoir comment être suffisamment raisonnable, savoir aussi comment faire lorsque la mer sera trop forte. Nous étions 80 chez Team New Zealand pour répondre à ces questions. Il va donc falloir être patient, échanger beaucoup pour révéler le potentiel de ce bateau. »


Voir en ligne : Info presse www.gitana-team.com

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