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Transat AG2R – La Mondiale

Thierry Chabagny : "On a pris le mât sur la figure"

Le bateau de Thierry Chabagny et Erwan Tabarly a démâté

samedi 19 avril 2014Information Transat AG2R

A 23h40 hier soir, la direction de course de la transat AG2R LA MONDIALE s’aperçoit que la vitesse du bateau Gedimat est anormale et se tient en veille. Quelques minutes plus tard, à 00h08, l’explication tombe de la bouche du skipper de Gedimat, Thierry Chabagny : "le bateau a démâté vers 21h TU (23 heures HF, ndlr)". Le monotype progressait alors dans des conditions maniables (15 à 18 noeuds d’ouest avec une mer peu agitée) à 615 milles dans le sud ouest de la Palma. Thierry Chabagny et Erwan Tabarly ne sont pas blessés. Ils ont pu ranger le pont et récupérer une partie du mât.

Le bateau média Etoile qui suit la flotte de la Transat AG2R LA MONDIALE a pu se dérouter dès l’annonce du démâtage afin d’assurer un ravitaillement et de fournir plus d’autonomie au duo si besoin.

Thierry Chabagny et Erwan Tabarly étaient artisans d’une option nord ; le duo de Gedimat croyait en ces chances de victoire jusqu’à hier où, selon Thierry, les routages étaient sans appel pour les nordistes. A bord de Gedimat, les deux hommes ont réfléchi à la terre la plus proche et la plus pratique d’un point de vue logistique pour Gedimat qui s’alignera en juin au départ de la Solitaire du Figaro Eric Bompard cachemire. Gedimat fait donc actuellement route au moteur vers Madère.

Thierry Chabagny joint par iridium à 5h00 : « On a pris le mât sur la figure, il y a un bas-hauban qui a cassé net juste un peu au-dessus du ridoir. On était au reaching sous grand-voile et génois. Le mât a cassé à quatre mètres au-dessus du pont. C’est hyper rapide, ça ne dure même pas une seconde. Après, il faut tout ramasser tant bien que mal. On a réussi à sauver la grand voile, le génois et un peu la bôme. Le reste du mât, on n’a pas réussi à le sortir, ça risquait d’abîmer la coque. On avait du vent pour 15 à 18 nœuds d’ouest avec une mer peu agitée, du soleil. On commençait à tirer la barre et aller vers du vent de plus en plus adonnant. On devait envoyer le spi vers 4h00 du matin. On allait vers le beau temps, le portant. Il faut demander aux experts la raison de ce démâtage. A priori, c’est le même problème qu’a eu Gildas sur Cercle Vert. C’est un défaut de fabrication je pense car ça arrive aussi sur des gréements neufs. On a sécurisé le bateau et puis on a appelé la direction de course. Je savais que le bateau étoile n’était pas loin, il est revenu nous voir et nous a donné du gasoil pour pouvoir nous dérouter vers Madère. Il faut ramener le bateau le plus vite possible vers l’Europe et la Bretagne et trouver une solution pour récupérer un mât. La solution la plus courte est de passer par Madère et éventuellement refaire du fuel là-bas. »



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