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Figaro-Bénéteau

45e Solitaire du Figaro : La 3e de Jérémie Beyou

Retour sur 4 étapes enlevées par Loison, Eliès, Mahé et Beyou

jeudi 3 juillet 2014Information Solitaire du Figaro

Jusqu’au raz Blanchard à 20 milles de l’arrivée finale, l’issue de cette 45e édition de La Solitaire du Figaro-Eric Bompard cachemire était incertaine : Jérémie Beyou (Maître Coq) avait les atouts en main, mais de jeunes loups restaient embusqués à quelques encablures prêts à bondir à la moindre incartade du leader… Au fil des quatre étapes sacrant quatre vainqueurs à chaque escale, le déroulé de la course a mis sur la touche plusieurs des grands prétendants à la victoire !

C’est une édition qui marque un tournant dans la longue histoire de La Solitaire du Figaro-Eric Bompard cachemire, même si les fondamentaux restent encore gravés dans le marbre : quatre manches très différentes, des conditions météorologiques variées, des avaries éliminatoires, des arrivées au couteau, des attaques à tire-larigot, des fatigues comateuses, un vainqueur final sous pression jusqu’à la fin…

Mais tout de même, cette 45e édition se différentie d’abord par son type de parcours : très côtier, avec de nombreuses tranches de moins de 100 milles et sept traversées de la Manche ! Donc avec beaucoup de paramètres liés à la présence des côtes (effets thermiques) et aux courants de marée.

Deuxième vague

C’est aussi l’arrivée d’une deuxième vague de solitaires, formés dans les centres d’entraînements et se préparant dès l’hiver : après la génération Paul Meilhat (SMA), Adrien Hardy (Agir Recouvrement), Anthony Marchand (Ovimpex-Secours Populaire), Yoann Richomme (Skipper Macif 2014), Damien Guillou (La Solidarité Mutualiste), Alexis Loison (Groupe Fiva), Corentin Douguet (Un Maillot pour la Vie), Fabien Delahaye (Skipper Macif 2012), Xavier Macaire (Skipper Hérault)… voici venir de nouveaux coureurs qui n’ont que peu d’expérience du circuit mais qui marquent déjà leur empreinte : Corentin Horeau (Bretagne-Crédit Mutuel Performance), Charlie Dalin (Normandy Elite Team), Gwénolé Gahinet (Safran-Guy Cotten), Sébastien Simon (Bretagne-Crédit Mutuel Espoir), Sam Matson (Artemis 21)…

Notons aussi que cette édition sort des normes depuis l’adoption du Figaro Bénéteau 2 en 2003 : les écarts à l’arrivée sont en général confinés dans une fourchette de plus d’une heure alors que Jérémie Beyou, vainqueur final, n’a que 17’56 d’avance sur son dauphin Corentin Horeau et 25’47 sur Charlie Dalin... Une tendance à la compression ces dernières années puisque les deltas étaient de 26’30 en 2013, de 33’48 (sur trois étapes) en 2012, de 34’43 en 2011, de 1h28’08 en 2010, de 20’29 en 2009, de 2h22’15 en 2008, de 26’38 en 2007, de 1h56’55 en 2006, de 1h20’54 en 2005, de 52’35 en 2004, et de 13 secondes en 2003 !



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