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#RdR2014

Route du Rhum Yann Eliès boucle la classe Ultimes

"Le tour de la Guadeloupe c’est ce qui finit de t’achever"

mercredi 12 novembre 2014Redaction SSS [Source RP]

Yann Eliès a franchi la ligne d’arrivée de la 10e Route du Rhum - Destination Guadeloupe mardi 11 novembre à 19 h 48 mn 15 s. Le skipper de Paprec Recyclage a mis 9 jours 5 heures 48 minutes et 15 secondes pour boucler le parcours de 3 542 milles à la vitesse moyenne de 15,97 nœuds. Il a parcouru en réalité 4 538 milles à 20,46 nœuds de moyenne. L’écart au premier, Loïck Peyron, est de 1 jour 14 heures 39 minutes et 43 secondes.

Yann Eliès n’est pas du genre à se laisser abattre et ni ses ennuis techniques dès le 3e jour de course, ni la difficulté de l’exercice ne l’ont empêché de terminer sa première Route du Rhum d’une bien belle manière. Le bizuth de 40 ans a même failli s’offrir le luxe de coiffer au poteau Francis Joyon … La Route du Rhum de Yann Eliès en quelques mots.

OBSTACLES : « C’est fou comme l’arrivée efface tous les moments difficiles. Elle met un coup de Tipex sur toutes les souffrances. C’est pour ça qu’on fait ce métier, pour ces émotions là. Les deux premiers jours restent les moments les plus durs pour moi de cette Route du Rhum. Les conditions météos rendaient la vie à bord impossible. Tu ressors de là comme dans une machine à laver. Et malheureusement, juste derrière j’ai eu des problèmes techniques à gérer qui ne m’ont pas permis de suivre le rythme des premiers. »

GUADELOUPE - « Le tour de la Guadeloupe c’est ce qui finit de t’achever. Tu as tout donné pour traverser l’Atlantique et au final, il te reste le tour de l’île qui révèle encore plein de surprises et plein de rebondissements. Je pensais effectivement avoir fait le plus dur ce matin en croisant une quinzaine de milles devant Francis et puis non, il a réussi à me redoubler. Ce n’est pas très très grave ; je suis un bizuth et j’ai été considéré par la Guadeloupe comme tel. Elle m’a dit « tu attendras, ton heure viendra mais aujourd’hui ce n’était pas pour toi ». »

LE PETIT JEUNE : « Francis le mérite, il a été devant tout le temps ; je crois qu’il a eu de gros soucis de safran notamment. Disons que moi des Routes du Rhum, j’en ai encore 3 ou 4 devant moi, lui peut être un peu moins. C’est bien qu’il soit devant le petit jeune. »

QUELQUE CHOSE DE BIEN : « Il y a eu des mots sympathiques de skippers comme Yann Guichard et Sidney Gavignet qui m’ont dit « chapeau Yann, tu as relevé un sacré défi qu’on ne pensait pas faisable, ou que peu de gens peuvent faire, se préparer en trois mois pour traverser l’Atlantique en MOD 70 et arriver de façon honorable quelques heures derrière des pros ». Ceux sont des mots qui m’ont touché. Je me dis que j’ai fait quelque chose de bien. »

PLAISIR : « Les deux derniers jours j’ai tout de même pris pas mal de plaisir et notamment ce matin, quand j’arrive à croiser devant Francis. C’était magique. »

HUMOUR - Le skipper de PAPREC RECYCLAGE ne manque jamais une occasion de plaisanter : à l’arrivée, c’était sur son safran abîmé par un ofni au 6e jour de course. « Il a fait sa mue. Il n’y a plus de structure plus de mousse, il ne reste que la peau ! »

Info presse Absolute Dreamers



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