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Normandy Elite Team

Alexandre Grand Guillot : "Pour ma première participation dans la catégorie pro, j’ai été sélectionné parmi les 50 meilleurs riders de la planète"

mardi 25 juillet 2017Redaction SSS [Source RP]

A 19 ans à peine, Alexandre GRAND GUILLOT se lance sur le circuit professionnel du windsurf vagues. Sélectionné sur la première étape du PWA à Pozo aux Canaries, le jeune coureur normand est en bonne voie pour lancer sa carrière mondiale de windsurfer. Rien ne l’effraie, ni la densité de travail pour parvenir à réaliser son rêve ni les sauts de 8 à 10 mètres à réaliser à chaque « heat ».

A l’issue de cette première étape, Alex se classe 24e sur les 50 riders présents.

Alex, tu viens de te classer 24e pour ta première compétition sur le circuit mondial pro, que ressens-tu ?

Ça fait maintenant un mois que je suis arrivé à Gran Canaria, j’ai eu le temps de bien me préparer et m’entrainer sur le spot de Pozo Izquierdo. La première étape de coupe de monde a eu lieu du 9 juillet au 15 juillet, celle-ci a été le signe de lancement de la saison des compétitions. Je me place à la 24e place mondiale pour ce premier event. Pour ma première participation dans la catégorie pro, j’ai été sélectionné parmi les 50 meilleurs riders de la planète et étant un des plus jeunes de la compétition je suis satisfait de finir cette étape dans la première moitié du classement. Maintenant je reste concentré et hyper motivé pour la suite. Je pars pour Tenerife dans quelques jours pour préparer la deuxième épreuve qui se teindra du 6 au 12 août prochain.

Petit retour en arrière, peux-tu nous dire comment tu es arrivé sur le circuit mondial de windsurf ?

J’ai commencé le windsurf assez tôt à 10 ans. Mon père pratiquait déjà la planche à la voile. J’ai fait mon premier stage au Pôle Nautic de la Hague et j’ai tout de suite accroché. Il existe trois catégories de pratique en windsurf : slalom, freestyle et vagues. J’ai débuté par le slalom car c’est là que sont posées les bases de la pratique. Mais au fur et à mesure je m’engage en vagues. A 13 ans, je deviens champion de France de la discipline. C’est le genre de chose plutôt motivante ! Pendant cette période, même si je continue le slalom en parallèle, je commence à me spécialiser en vagues et j’y prends un plaisir fou !

Pourquoi la vague ?

Comme je disais j’ai pratiqué le slalom et la vague jusqu’à 16 ans. C’est à cet âge-là que je cours la coupe du monde junior en vagues et que je termine 1er français. Je décide alors de passer sur le circuit pro. Le bac en poche je me suis donné deux ans pour accéder au meilleur niveau.

Peux-tu justement nous parler du circuit professionnel ? C’est un fonctionnement très particulier.

Le circuit est porté par le PWA (Professionnal Windsurf Association). C’est le plus haut niveau de compétition en windsurf et c’est assez dur d’y rentrer : seuls les 35 meilleurs mondiaux peuvent prétendre courir ce circuit. Jusqu’en junior, le circuit se joue sans sélection. C’est après que les choses se gâtent… Les 25 meilleurs mondiaux sont certains de courir chaque compétition du PWA, les autres sont sélectionnés à chaque étape. Et les règles du jeu n’étant pas vraiment établies, on ne sait que très tard qu’on peut participer à la compétition. Par exemple, sur l’étape qui s’est courue aux Canaries, je n’ai su que la veille que j’étais sélectionné. Et le fait de courir cet étape n’est en rien un gage de courir la suivante … ce fonctionnement est vraiment très déstabilisant.

En combien d’étapes se court le PWA WorldTour ?

Il y en a quatre par an : deux aux Canaries, une en Allemagne et une à Hawaï. Le reste du temps je m’entraîne. Là encore, on observe les limites de la pratique en France. Les coureurs français s’entraînent un peu en autonomie et on fait des regroupements internationaux de riders généralement en Afrique du Sud ou aux Canaries où les conditions de vent et de vagues sont beaucoup plus régulières. C’est ce qu’il y a de plus formateur. Pour atteindre le haut niveau il faut se surpasser. Le niveau des figures à réaliser est très élevé, il faut vraiment être très entraîné pour pouvoir faire la différence !

Quels sont les partenaires qui t’entourent sur ce projet ?

Il y a le Pôle Nautic de la Hague qui m’accompagne depuis le début. Sinon j’ai essentiellement des partenaires techniques tels que la Clinique de la Planche, Northsail ou Ion. Intégrer le Normandy Elite Team m’a permis de trouver un complément de financement mais la porte n’est aucunement fermée à d’autres partenaires …


Voir en ligne : Info presse Normandy Elite Team / facebook.com/AlexF585/



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